mercredi 27 avril 2011

Exil


Ou un pseudo-retour.

Je vous y attends.

J.

lundi 31 janvier 2011

Qui sait?

Un retour... qui sait?
Trouverais-je le temps.

Telle est la question.
Je vous laisse y penser.


J.

vendredi 5 novembre 2010

Les Folles Chroniques

La Brunette lève son masque.

Petit projet sur lequel cinq amies et moi on travaille.

Venez-nous lire et laissez des commentaires!


On est aussi sur Facebook et Twitter!


Merci de m'avoir suivi ici.
J'ai apprécié chacune de vos visites et tous vos commentaires!

À bientôt, je l'espère :o)


Joanie

Ps: je continue à vous lire !!!!

lundi 18 octobre 2010

Because I said so.

Ce message-ci ne sert pas à grand chose puisque vous l'avez sûrement déjà constaté.

Je n'ai pas le temps d'écrire.

Alors...

Au lieu d'écrire n'importe quoi, je préfère ne rien écrire.

Ce qui fait que j'aime mieux faire une pause.
Je ne sais pas si je reviendrai ici, peut-être dans une formule différente.
Mais je vous tiendrai au courant.

Je continue de vous lire quand même, quand j'ai quelques instants!

Merci d'être venus si souvent faire un tour dans mon monde.

xox

J.

dimanche 3 octobre 2010

Quelques instants

Je me fais plus petite sur la blogosphère, pourtant j'y suis encore. En fait, je navigue entre les plates-formes virtuelles depuis peu. Twitter. Facebook. Blogspot. Et même Wordpress (pour certains projets en développement).

Je suis également trop ancrée dans mes devoirs et travaux. Disons que la session est plus chargée que les précédentes. Voilà pourquoi mes textes se font plus rares. Ma participation quotidienne sur les ondes d'une radio communautaire gaspésienne prenne beaucoup de mon temps également. Un stage non-rémunéré et non-crédité. C'est pas mal plus du bénévolat ou du "ça paraît bien dans un C.V."... Dommage que ça soit trop souvent comme ça dans les débuts en journalisme. On veut se faire un nom, on accepte de ne pas être payer. Disons que si les employeurs se rappelaient de leurs dettes d'études, ils changeraient peut-être leur fusil d'épaule.

Parlant de dettes d'école, j'essaie d'appliquer le plus de bourses possibles ces temps-ci, afin de m'aider un peu. Je gère davantage mon argent et je m'en sors plutôt bien, je dois l'avouer. Ça me rend fière de voir ce que je suis capable de faire par moi-même. J'ai même réussi à me gâter un peu et m'offrir un retour en train de la Gaspésie pour ma mi-session à la fin du mois (j'aurais bien fait l'aller/retour, mais les dates d'aller ne correspondaient pas à ce que je souhaitais).

Qui plus est, y aller en autobus, de jour, ne sera pas de trop. Je pourrai lire des livres obligatoires. Parce que 12h d'autobus, c'est assez long.

Première fois depuis très longtemps, je suis assise devant la télévision, je profite des émissions du dimanche, comme tous les Québécois (selon les sondages, le dimanche soir, c'est l'activité par excellence). Je relaxe un peu avant de me lancer dans mes deux semaines de pré mi-session, ce qui s'avère être assez rock'n'roll.

Je suis revenue d'une fin de semaine plutôt triste. J'ai été très contente d'avoir fait beaucoup de kilométrages pour être là pour mon amie. Elle était si forte. J'ai très hâte d'aller voir ma maman en Gaspésie, je ne compte pas encore les dodos, mais je sens que je vais commencer très bientôt.

Mon article est un peu (beaucoup) décousu, mais je n'avais rien à dire et tout à dire en maintenant. L'important, c'est que j'écrive, ce que je néglige beaucoup trop. Par contre, je vous lis toujours autant. Et je vous aime toujours autant. C'est si important de le dire. Merci d'être là.


J.

lundi 27 septembre 2010

Ces automnes-là.

Il y a des automnes comme ça, qui commence de façon négative. Il y a des rues désertes à Montréal le dimanche matin, les feuilles qui tourbillonnent et pas de voiture au feu rouge. Ça me fait presque aimé cette ville donc je suis incapable de m'attacher.

Il y a des automnes comme ça qui laisse des traces indélébiles. Des automnes qui arrivent sans crier gare et qui t'oblige à porter ta veste plus tôt que prévu. Qui t'oblige à mettre des souliers plutôt que des sandales.

Il y a des automnes comme ça, porteurs de mauvaises nouvelles. Des automnes qu'on voudrait oublier, esquiver. Il y a une amie en deuil de sa mère et mon coeur à moi qui veut exploser de chagrin pour elle.

Il y a des automnes comme ça où octobre est le mois du cancer du sein, juste pour être paradoxal avec la phrase d'avant. Des automnes qui te forcent à voir que la vie est si injuste parfois et que beaucoup trop de gens partent trop tôt alors qu'ils avaient tant à faire.

Il y a des automnes comme ça où je suis nostalgique des automnes d'avant. Nostalgique des automnes simples et discrets, qui me permettaient de dormir tard le matin et me reposer le soir.

Il y a des automnes comme ça, où j'écris un peu n'importe quoi sur un blogue parce que la vie est une choses impossible à cerner. La vie est parfois si belle et si précieuse, mais aussi si laide et mesquine.

**

Vous l'aurez compris, la mère d'une de mes amies très proche vient d'être emportée par le cancer. Elle n'avait pas encore cinquante ans. Je n'ose même pas imaginer si c'était ma mère. Une mère, c'est si important dans une vie de femme.

Je pars pour chez mon amie vers la fin de la semaine. C'est un peu loin de Montréal, mais je sais que je dois y aller. Pour elle. Pour elles. Et je vais m'acheter ce porte-clés du cancer du sein que j'ai vu dernièrement. Pour soutenir la cause. Cette cause qui touche de plus en plus de femmes.

Oh et Chéri n'a pas eu sa job, hey non. Il a peut-être une autre entrevue cette semaine, par contre. Il faut croiser les doigts et faire confiance à la vie, malgré tout.

Il y a des automnes comme ça, qui te donne goût à l'hiver.

J.

mercredi 22 septembre 2010

Un peu de tout

Après une belle et courte fin de semaine à Québec, j'ai repris ma routine d'école en force lundi matin. Ma journée de 14 heures d'hier m'a un peu affaiblie, mais je sens que je vais réussir à passer la semaine.

J'ai même hâte à mon cours de Pilates de demain matin! Même si, aujourd'hui, je ne peux pas rire ou éternuer, de peur que mes abdominaux ne déchirent, je suis satisfaite du cours auquel je me suis inscrite. Loin d'être douée, je veux vraiment mettre les efforts sur mon amélioration et que, une fois rendue en décembre, j'ai de la facilité à faire les exercices demandés.

Sinon, ma fin de semaine était vraiment plaisante. On se rend facilement compte des gens qui resteront dans une vie. J'ai fait le test de voir qui viendrait me voir à Québec. J'ai été agréablement surprise et amèrement déçue, les deux à la fois. Par contre, à quoi bon s'arrêter sur ceux qui nous ont décidé de par leur attitude ou leur présence trop absente. Je sais aussi que, parfois, le timing est mauvais. Mais bon, tout ça pour dire que j'en ai profité pour oublier Montréal et l'université. Je suis sortie avec des amis de longues dates. Des Gaspésiens purs et durs. Ça m'a fait du bien. Ça nous a fait du bien à Chéri et à moi.

Cette semaine, moment crucial, Chéri va savoir si son stage débouchera sur un emploi. Loin d'être optimiste, il est un peu découragé de devoir de nouveau chercher un emploi si jamais la réponse est négative. Il a quand même déjà commencé ses démarches, afin de ne pas être pris au dépourvu, car il est censé savoir aujourd'hui si son stage qui se termine la semaine prochaine lui apportera un emploi. Il me semble que le délai pour une réponse est assez court parce que si jamais c'est un non (pas qu'il n'est pas compétent - vraiment pas! Il était le meilleur de sa cohorte, mais parce qu'il n'a pas encore toutes les cartes nécessaires - encore là, comment les avoir si personne ne lui donne la chance, il sort à peine de l'école...), il devra trouver quelque chose rapidement pour continuer de vivre. Je veux dire, comme tout le monde, il doit payer son loyer, son épicerie, etc. Espérons que ses heures de stage pourront lui donner un petit chômage, si jamais... Je croise les doigts très fort pour lui.

Et puis, en même temps, je me sens tellement impuissante. Je ne sais pas quoi lui dire. Je n'ai pas vraiment besoin de penser au marché du travail avant encore 2 ou 3 ans. J'ignore les réalités de ce monde et, pour l'instant, je crois que c'est mieux ainsi. Parce que j'ai un de ces mal de crâne quand j'essaie de me projeter dans l'avenir au niveau professionnel.

Je me remets sans cesse en question. Le journalisme ballote d'un côté à l'autre. Les communications? Assurément. Mais quelle branche, mon coeur (et surtout ma tête) balance de plus en plus. Même si j'ai décidé de donner une chance à mon BAC en journalisme, je n'ai pas abdiqué à faire autre chose par la suite. Certificat, mineure, cours à distance, n'importe quoi...

Bref, pour l'instant, par contre, je me concentre sur le présent. Et sur le Jean Coutu. J'étais en formation hier soir. Et je tiens à m'excuser d'avoir juger les gens qui décidaient volontairement d'aller dans un domaine plus esthétique. Ce n'est pas vrai qu'il ne faut pas être intelligent. Car, encore la bioélectricité du corps humain et le renouvellement cellulaire de la peau, j'ai difficilement arrêté de prendre des notes.


J.

mercredi 15 septembre 2010

Quelques kilos en trop.

De plus en plus, je me pose une question: comment fait-on pour perdre ses quelques kilos en trop?

Je m'explique.

J'ai passé l'été à m'ennuyer et à déprimer. Du moins, une partie de l'été. L'autre partie, ça été la fête totale, trop heureuse d'être enfin réunie avec Chéri. Résultat de toutes ses émotions? Hey oui! Quelques kilos en trop. Et quoi de plus difficile sur l'orgueil d'une femme que la fermeture éclair de ses pantalons qui a de la difficulté à monter.

J'essaie de me motiver, de me dire que ce n'est pas si grave, que je suis bien capable de perdre ce petit poids d'émotion qui s'est accumulé autour de mes hanches et de mes cuisses. Or, comment est-ce que je pourrais?

Avec mes 15 heures (18 heures en vrai) de cours, les 30 heures supposément consacrées au devoirs et travaux d'équipe, le 15 heures de travail à temps pareil, le ménage de l'appartement et la vie sociale/familiale/amoureuse, je le rajoute où l'entrainement cardio?

Et surtout, je l'ajoute comment? Loin d'avoir le budget pour me payer un abonnement à Énergie Cardio, je commence à me rabattre sur mon Dance Dance Revolution. Sauf que, ce n'est pas le meilleur entraînement au monde. Je m'inscris à des cours de Pilates, certes, pour améliorer ma posture, mes muscles et mon fermeté. Sauf que la petite graisse de l'été, elle ne va pas fondre par magie, j'en suis consciente.

Mon poids a toujours été une question un peu étrange. Puisque j'ai toujours été fière de mes courbes, ses quelques kilos de plus ne m'empêche pas d'être heureuse. Par contre, pour moi, pour me sentir mieux dans mon corps, j'aimerais faire quelque chose pour retrouver ma silhouette du début de l'été. Le jogging? Hors de question à Montréal. L'entrainement en salle? Je déteste. Les cours de danse? Pas dans mon budget et dans mon temps. Vous avez des idées ou des solutions?

Je lève sincèrement mon chapeau à toutes les femmes qui réussissent à trouver le temps de garder la forme tout en travaillant et en élevant des enfants, parce que moi, je ne vois véritablement pas où je vais prendre ce temps-là. D'ici à ce que je trouve une solution, j'essaie de faire quelques redressements assis ici et là.

Et de m'encourager en me disant que, après tout, ce n'est pas si pire que ça.


J.

lundi 13 septembre 2010

Rapido presto

Si tout l'été j'ai trouvé que j'avais trop de temps pour moi-même, cette période est résolue! Ma session s'annonce immense. De très gros cours théoriques auxquels s'ajoutent deux cours pratiques très intéressants, mais surtout très intense.

Si la semaine passée n'était que la préface de ma session, j'entre dans le vif cette semaine où je dois déjà donner le sujet d'un travail final et prendre des tonnes de notes. Université, je suis de retour.

Par ailleurs, j'ai commencé mes reportages pour Radio-Gaspésie. 1 par semaine, comme promis. Ça aussi, ça rajoute du pain sur la planche, mais c'est génial. J'adore ça! Combiné aux heures passées au Jean Coutu, ça fait pas beaucoup de temps pour le ménage!

Il va falloir que j'apprendre à délaisser certaines tâches, ce que j'ai beaucoup de difficulté à faire, voulant trop souvent que tout soit fait parfaitement. J'ai tendance à tout faire, ne voulant pas déranger les autres. Or, je ne veux pas non plus arrivée complètement essoufflée à Noël!

Une meilleure gestion de mon temps va devoir être faite. Il va aussi falloir que je revois mes priorités sur certains points. Mais, c'est un ajustement naturel, je crois. Je veux trop en faire et voir tout le monde en même temps.

D'ailleurs, mon billet est très court ce matin, je vais déjeuner avec une amie. Aussi chargée que mon horaire peut être, je ne négligerai jamais ma vie sociale et personnelle. Croyez-moi. J'en ai trop besoin.


J.

mardi 7 septembre 2010

Back to school

Retour à l'université ce matin. Après pratiquement 4 mois et demi loin des salles de classes, le retour me fait du bien. Être étudiante, c'est ce qui me décrit depuis tellement longtemps. Pour le moment, je suis étudiante avant d'être journaliste ou bien même cosméticienne. Tranquillement, je commence à m'en sortir. Chéri, lui, a terminé ses études depuis quelques mois déjà. J'ai passé l'été à Montréal, à travailler. Ce sont des trucs qui m'amène à me détacher de cette étudiante qui me colle à la peau.

Mais est-ce que je veux vraiment m'en détacher? Je veux dire, c'est un rôle qui me plait tellement. J'ai de moins en moins hâte d'être finissante, pour ne plus jamais recommencer. J'ai l'impression que je ne pourrai jamais vraiment complètement arrêté. Je pense à la maîtrise, à des certificats, à des cours à distance. Je sais que je ne pourrai pas mettre fin à mes études tout de suite après mon BAC. Je suis faite pour être sur les bancs scolaires. Par contre, mon appartement, lui, a besoin de moi comme travailleure pour que je puisse le payer. C'est principalement cela qui freine mes idées de grandeur dans mes études. Que je le veuille ou non, cette réalité-là est bien présente. Je dois donc la considérer dans mes choix d'avenir.

Pour l'instant, la rentrée de ce matin m'emballe. Je suis confiante, contrairement à l'an passé où j'étais anxieuse et effrayée (de Montréal, de l'UQAM et de la nouveauté). Comprenez bien. Il y a 40 000 étudiants à l'UQAM. Au Cégep, nous étions 8 dans ma classe. Et 500 dans le Cégep (600-700 avec le côté anglophone). Au secondaire, nous frôlions le 500 étudiants. Le choc est différent. Le choc de cultures, de mentalités, de styles de vie. Et la solitude. Tout était en place pour me rendre anxieuse. Et, encore plus, les initiations.

Cette année, je connais les gens, les professeurs. Je reconnais les locaux, j'ai une bonne idée de la charge de travail. Je ne peux que partir confiante pour cette session d'automne. Cette session qui est, en fait, ma 17e rentrée scolaire (ouais, je les ai comptées...) Et la première avec Chéri à mes côtés. Ça me fait vieillir. À défaut d'avoir mes parents, c'est lui qui est maintenant à mes côtés.

Et dire qu'on vient de célébrer nos deux ans d'amour :)


J.

mercredi 1 septembre 2010

Je viens de l'endroit où tu prends tes vacances.

Je suis de retour à Montréal. Depuis dimanche soir, en fait. Après un long voyage qui a duré beaucoup trop de temps. C'est que, avec la construction, c'est pas facile de voyager sur les routes du Québec. Voilà pourquoi on a fait un petit détour par le Nouveau-Brunswick. Et par Trois-Rivières. Nous qui, habituellement, suivons l'autoroute 20 religieusement. Par contre, ça nous a fait voir du pays.

Évidemment, j'ai passé une semaine parfaite. Une demi-journée de pluie en sept jours. Je n'aurais pas pu demander mieux. Nos familles étaient très contentes (et surprises!) de nous voir. Parce que Chéri est venu avec moi, finalement. Il a pris une semaine de congé. Sa famille n'était pas au courant et ils étaient très contents de le voir. C'était vraiment parfait.

On a joué aux touristes, on a visité Percé comme si on avait jamais vu le Rocher. On s'est baigné dans la mer, même si elle était un peu froide, juste pour sentir le goût du sel sur nos lèvres quand on s'embrassait. C'était vraiment parfait.

Je n'aurais pas pu demander pour une meilleure semaine de vacances. C'était nécessaire. J'ai refais le plein d'énergie, de soleil, de tranquillité, de nature et de mer. Je me suis ressourcée au maximum et je crois être prête pour les mois qui arrivent.

Parce qu'ils seront plutôt occupés, ces mois-là. En plus de 15 heures de cours par semaine (sans compter les travaux, devoirs, etc.), je vais continuer à travailler au Jean Coutu à temps très partiel, suivre des cours de Pilates les mardis et jeudis matins, produire un reportage par semaine pour une radio de la Gaspésie et probablement avoir une émission de radio quotidienne avec mes amies d'université. Tout en essayant de conserver une vie amoureuse, sociale et familiale, ainsi que de s'occuper de l'appartement et tout ce qui vient avec.

J'ai l'air de me plaindre, en décrivant tout ça, mais c'est vraiment moi qui a choisi mon horaire, j'en suis pleinement consciente. J'aime me garder occupée, j'ai besoin de planifier chaque seconde de mon temps afin de l'optimiser au maximum. Et de finalement vraiment pouvoir apprécier mes congés. L'été a été trop relaxe à mon goût. Tout commence mardi prochain!

Je vous laisse avec quelques clichés de mes vacances dans mon petit patelin. J'en ai pris plusieurs centaines, mais je ne vous montre que les plus réussies.


Un faucon qui cherche ses proies. Et la Baie des Chaleurs vue du fond des terres.

Un coucher de soleil sur les montagnes de Carleton.

Le fameux Rocher et son Île

La chute de la Rivière du Portage (Rivière aux Émeraudes)

La très belle et longue plage de Coin-du-Banc à Barachois.


J'espère que ça vous donne un peu le goût d'aller visiter mon beau coin de pays, si ce n'est pas déjà fait! Je n'ai pas fait le tour, comme la plupart des touristes font. Je me suis plutôt concentré dans la Baie-des-Chaleurs et les environs, puisque nos familles, à Chéri et moi, y sont. Le côté Nord est, toutefois, aussi très très beau avec ses grosses montagnes.


J.

dimanche 22 août 2010

En vacances.

Je pars ce soir.

Ma belle Gaspésie m'attends pour une belle longue et merveilleuse semaine.
Je vous reviens en photos et anecdotes!


Bisous!


J.

dimanche 15 août 2010

Oui, je le veux.

Hier, j'ai assisté à un mariage. Pour la toute première fois de ma vie, j'ai assisté à un vrai mariage. Pas un mariage arrangé. Pas un mariage d'étudiants pour les prêts et bourses. Un mariage de deux jeunes qui s'aiment depuis longtemps et qui, pour rester dans les croyances très chrétiennes de leur famille (qui sont toutes les deux d'origines latino), ils ont décidé de s'unir dans les liens sacrés du mariage. Avant d'aller habiter ensemble. Avant de même dormir ensemble.

C'est rare, excessivement rare, dans notre société occidentale, de voir un amour comme le leur. Ils sont ensemble depuis bientôt 6 ans. Ils en ont 20. Ils ont voulu se promettre d'être ensemble pour le reste de leur vie. C'était si beau à voir, l'émotion dans leur visage, la joie, la fierté. Leur famille réunie pour l'occasion, ces deux familles qui s'unissaient un peu, aussi.

Et moi, j'étais assez chanceuse pour être invitée. Avec mes amies de l'université, ces filles que j'ai rencontré l'an passé, durant notre initiation, et avec qui j'ai tissé des liens très étroits en peu de temps, nous nous sommes mises belles pour l'occasion. C'était aussi l'occasion de se revoir après un été loin l'une de l'autre. Car, mis à part mon amie la mariée, les autres n'habitent pas à Montréal mis à part pour les études. Que voulez-vous, j'ai vraiment une affinité plus prononcée avec les gens qui comprennent le genre de vie, et surtout le rythme de vie, que j'ai mené dans ma belle Gaspésie.

Bref, la cérémonie était parfaite. Mon amie, si belle. J'en avais les larmes au yeux. Le marié était si fier, si beau, dans son complet. Il ressemblait à un petit garçon qui, le matin de Noël, se rend compte que le Père Noël a été plus généreux que prévu. C'était un moment magique, une journée magique. La soirée qui a suivi était splendide. Le buffet digne d'un restaurant cinq étoiles et la musique, espagnoles, faisait bouger les hanches des plus pudiques.

Et Dieu qu'ils bougent les hanches, ces latinos! C'en était presque gênant d'essayer de danser à leur côté. Ils ont un rythme dans le sens, une musique intérieure qui les entraîne sur la piste. C'est une partie de leur identité. Un héritage, une distinction. Et j'en suis bien jalouse.
Par contre, pour ce qui est de l'identité, je ne peux pas dire que je n'en ai pas une. Je suis fière et fortement Gaspésienne. Québécoise. Mais aussi, Acadienne. De coeur et de souche. Beaucoup de gens de la Gaspésie sont d'origine acadienne. Et aujourd'hui, 15 août, c'est la journée nationale des Acadiens. Je leur souhaite donc le plus beau et grand tintamarre qui soit. Vous pouvez regarder ici leur fierté, à ces Acadiens. Et je pense qu'au fond de moi, je suis autant fière qu'eux.

Et je crois que, ce que mon amie m'a vraiment appris, c'est que notre identité, on ne la perd jamais vraiment. Elle est Montréalaise et latino. Et en se mariant, avant de vivre en couple, elle respecte les traditions et les valeurs qui viennent avec son identité. C'est un choix qu'elle est son amoureux (mari, je devrais dire) on fait et je ne peux que le respecter. Et les encourager. Et puis, ils étaient si beaux à voir. Ah! Que j'aime les mariages!


J.

jeudi 12 août 2010

Cet âge que je n'ai pas

J'ai l'air d'avoir 5 ans de moins physiquement. Et 5 ans de plus mentalement. J'en viens de plus en plus à penser que l'âge n'est pas une question de naissance, mais plutôt d'évènements, de circonstances, de mode de vie.

J'ai 20 ans et souvent, on me reproche de ne pas vivre la vie d'une jeune femme de 20 ans. Qu'est-ce que la vie d'une jeune femme de 20 ans? Dois-je me sentir coupable de ne pas passer mes soirées dans les clubs à digérer mon alcool sur les souliers des gens? Difficile à faire quand on travaille entre 35 et 40 heures par semaine. Et quand, le reste de l'année, on passe beaucoup de temps dans ses études. Peut-être ai-je seulement mes priorités à différents endroits.

Reste qu'hier, quand Chéri m'a demandé si je trouvais qu'on était "plates" parce qu'on ne sortait pas souvent dans des bars ou des choses comme ça, je me suis remise en question quelques instants. Et après, je me suis dit que ce serait carrément impossible de passer toutes mes soirées à danser ma vie sur des chansons de Lady GaGa. Après tout, j'ai un appartement, des obligations, des dettes, des factures, l'épicerie, et j'en passe... Oui, je suis une adulte. Rien ne m'empêche de sortir fêter avec des amis à l'occasion. Absolument pas! J'ai des plans de fin de semaine à Québec ou à Sherbrooke pour vivre la nuit et dormir le jour! Mais ce n'est plus possible de le faire toutes les semaines, comme au Cégep.

Je pense que la différence entre beaucoup de nos amis et Chéri et moi, c'est nos parcours de vie. Au Cégep, nous étions les deux seuls à ne déjà plus vivre chez nos parents. On menait la belle vie aux résidences, où nos amis venaient nous trouver bien souvent pour fêter. Oui, on en a profité. Et je ne crois pas manquer ma jeunesse en restant bien tranquille les soirs de semaine.

Ce n'est pas la première fois que je fais un billet de ce genre sur mon blogue, mais la question me chicote de plus en plus. Dernièrement, je lisais un article dans le magazine Clin d'Oeil (dans l'édition rose flash de ses 30 ans) qui parlait de la génération Y, la mienne ça l'air. Un tableau indicatif montrait que cette génération-là était une génération gâtée, dépendante et technologique. Pour le dernier point, je suis entièrement d'accord. Pour les autres, je pense que je me suis trompée de génération. L'article disait qu'un bon Y partait de chez ses parents très tard, des Tanguy quoi. Qu'il roulait en voiture de l'année payée par Papa et Maman et que ses seules préoccupations et lui-même et son plaisir.

Il me semble que je suis bien loin de ce portrait quand je réalise que j'entame ma 4e année loin de chez mes parents et que j'arrive à peine à 21 ans. Je paie mes comptes, je gère mon budget et un appartement. Je marche pour aller où je veux (où je me paie une passe de métro/autobus). J'ai l'impression d'être à part dans ma génération. Je ne veux pas dire que je ne suis pas tournée sur moi-même. Hey, regardez ce blogue, à quoi sert-il sinon de parler de moi? Or, j'ose penser que je suis un peu différente de ce portrait grossier d'une génération trop égocentrique.

Peut-être est-ce aussi parce que j'ai toujours été plus vieille de caractère que mon âge. Mais, est-ce vraiment un défaut quand on voit les jeunes de nos jours? Et puis, l'important n'est-il pas d'être heureux?

J'ai besoin de votre opinion, ça m'aide souvent à me forger une idée et à faire grandir les miennes!


J.

jeudi 5 août 2010

Où est Charlie?

Mais où est-elle passée? Elle est au Jean Coutu, pourrait-on répondre.

En fait, je découvre ce que c'est de travailler avec des gens pas fiables, pendant que la moitié du personnel est en vacances. C'est donc à la dernière minute que mon horaire passe de 23 à 35 heures. Sans aucun journée de congé, évidemment.

La seule raison qui me force à rester, c'est que c'est une bonne façon de faire de l'argent pour l'été et durant l'automne puisque je continuerai à temps partiel durant mes études. Or, j'ai hâte que ces dernières recommencent, je ne pourrai plus rentrer pour remplacer tout le monde, ça c'est clair. Je ne peux pas me plaindre d'avoir des heures de plus, ce qui me dérange, c'est plutôt que je remplace des gens qui n'ont aucun conscience des autres. Et je suis incapable de dire non, à moins d'avoir une raison vraiment importante (genre, un mariage, comme la fin de semaine prochaine).

Je dois avouer aussi que je passe davantage de temps sur différents médias sociaux, comme Facebook et Twitter. Disons que la rapidité de ceux-ci m'encouragent à les utiliser quand je n'ai que deux ou trois minutes avant de me coucher pour aller flâner sur le Web. Je profite aussi de mon temps libre avec mon amoureux, ce qui est vraiment apprécié. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent la longue et pénible attente qu'on a eu avant d'être ensemble, pour de bon. Alors, on en profite vraiment chaque fois qu'on peut.

Travaillez plus que prévu me fait mettre de côté des petits projets que j'avais en tête, mais j'imagine que toute chose à une raison. D'ailleurs, ce voyage en Gaspésie-là, il faut que ça se paie (du moins, le transport!)

Sur ce, j'espère que le mois d'août à bien commencer pour vous!

J.

mardi 27 juillet 2010

L'appel de l'Est

Une légère brise frôla lentement ses épaules. Elle frissonna et rajusta le chandail qu'elle avait sur les épaules. Elle se tourna un peu, pour faire face à la mer qui inondait devant elle. Elle était seule, assise sur un banc bleu et regardait devant elle. Les yeux fixés sur l'horizon, elle entendait à peine les bruits ambiants, un mélange de mouettes et de voix qui venaient d'ailleurs, portées par le vent. Elle était si loin dans ses pensées qu'elle n'avait pas senti la présence qui s'approchait lentement.

Elle était si loin dans ses pensées qu'elle ne remarquait même pas le paysage dans lequel elle était plongée. Le soleil descendait lentement derrière les montagnes tandis que les gens qui se mouvaient autour ramassaient tranquillement leur parasol et leurs couvertures. Elle ne voyait pas la vie qui grouillait à ses côtés. Elle était si loin dans ses pensées qu'elle ne remarquait pas le Nouveau-Brunswick qui s'étendait sans fin devant ses yeux. Si loin qu'elle ne sentait plus cet air salin qui emplit vos poumons quand on arrive dans la région. Si loin qu'elle ne remarquait pas le moustique qui était en train de prendre son repas sur le dessus de son pied, elle qui, habituellement, aurait tué l'insecte sans pitié, probablement accompagné d'un sacre puisqu'elle réagissait à ses piqûres, enflant parfois jusqu'à l'infection.

Elle était loin dans ses pensées. Bien plus loin que la petite Gaspésie où elle était. Elle était loin en espace, mais également en temps. Elle pensait à sa jeunesse qu'elle avait vécue ici. Elle pensait à tous ces moments magiques qui avaient comblé son existence de petite fille. Elle n'avait jamais bien compris le rôle que jouait l'eau dans tout ça. Maintenant qu'elle était si loin, elle comprenait. La Baie avait une drôle de façon d'apaiser les gens. C'était probablement elle qui permettait aux habitants d'être plus calmes, plus zen. Si on se mettait à fixer les vagues, on s'apaisait automatiquement. Habiter ici était une bénédiction. Y avoir été élevée aussi, d'ailleurs. Elle le comprenait enfin. Toutes ces années où elle avait tant voulu partir, voir plus grand, plus loin. Elle rêvait de liberté, de grandes villes, de cultures et de rencontres. Elle voulait s'évader, elle se sentait prisonnière. Elle trouvait que l'endroit ne permettait pas de s'épanouir. Elle souhaitait le quitter le plus rapidement possible. Maintenant, elle comprend.

Elle comprend tout ce qu'elle a manqué en souhaitant partir si longtemps. Ses soirées d'adolescentes lui remontent à l'esprit et elle est reconnaissante de les avoir vécues si loin. Les feux sur le bord de la grève, à n'importe quelle heure. Les soirées passées à se promener dans les petits villages. La proximité et la chaleur des gens, ce n'est pas une rumeur. Elle le savait maintenant et tout ça lui manquait alors qu'elle perdait un peu plus de son âme chaque jour durant les longs mois qu'elle passait loin d'ici. Elle était nostalgique. Nostalgique de ce temps où elle attendait l'autobus avec ses voisins, sur le bord de la route. Elle ne vivait pas dans la peur, ni dans l'angoisse. Tout était tranquille, tout était calme, sécuritaire. Elle était habituée à ce genre de monde et elle s'en voulait de ne pas l'avoir compris avant.

Il faut souvent partir, pour mieux revenir. Le dicton n'aura jamais été aussi vrai que cette journée-là où elle contemplait l'horizon en se souvenant. Elle voulait profiter de chaque petit moment, de chaque parcelle de temps passé ici, c'était un retour aux sources qui était nécessaire.

Elle sentit finalement sa présence lorsqu'il s'assit à côté d'elle, prenant sa main dans la sienne. "Il faut y aller, maintenant" murmura-t-il. Elle essuya la larme qui s'était glissée sur sa joue et répondit simplement "Je sais..." Elle se leva et le suivi. Elle quitta l'endroit le coeur gros, mais se promis qu'elle reviendrait aussi souvent que possible. Du moins, elle l'espérait.


J.

jeudi 22 juillet 2010

Long time no see

Vous savez à quel point je peux être paradoxale?

Je le suis au point d'avoir hâte que l'école recommence. J'ai mille et un projets dans la tête. J'espère que ceux-ci déboucheront quelque part. J'ai toujours mille et un projets. Sinon des centaines de milliers. Mais souvent, par manque de temps, de volonté, d'argent surtout, je ne peux pas les réaliser. Cette fois-ci, c'est un peu plus accessible.

Une émission de radio quotidienne, sur les ondes de la radio de l'UQAM? C'est très réalisable. Surtout que le démo est prêt. Mon équipe de travail (5 journalistes en or) et moi voulons nous donner à fond dans ce projet. L'idée est partie d'un projet de fin de session universitaire. On a monté notre propre émission. Un magazine société d'une heure qui aborde des sujets variés. Pas de politique, pas d'économie, ni rien de compliqué. Des sujets sociaux, mais exploités différemment. Pas des sujets d'ailleurs, des sujets d'ici, surtout. Et, on a eu la piqûre! Alors, why not?

Qui plus est, j'ai hâte de recommencer l'école pour voir ma vie sociale revenir. Elle est pratiquement toute partie en Gaspésie pour l'été. Mis à part quelques amis qui sont dans les banlieues ou en Estrie, la plupart sont dans l'Est-du-Québec. Peut-on réellement me blâmer? J'ai passé tant d'années là-bas que mes connaissances les plus importantes y sont, évidemment. La très grande majorité de mes amis sont donc loin de moi pour l'été. Adieu les soirées de filles et les discussions de garçons! Par chance, Chéri est à Montréal. Sinon, je crois que j'aurais été faire un petit tour à l'aile psychiatrique de l'hôpital le plus prêt.

J'ai hâte que l'école recommence pour courir après le temps. Chaque fois que je n'ai pas une minute pour moi-même, je chiale que j'en voudrais. Et le contraire est encore plus vrai. J'ai besoin d'être occupée, sinon je dérive. J'ai besoin de planifier, de concevoir, de penser, de projeter. J'ai besoin de travailler mes neurones. Et, pardonnez-moi, mais ce n'est pas au Jean Coutu que ça arrive souvent. J'ai besoin de déchiffrer des problèmes sociaux, de tenter de comprendre le conflit en Irlande du Nord, de décoder l'information régionale, d'être en contact avec le présent.

J'ai besoin de changements, de rêves, d'horizons. J'ai besoin d'aller en Gaspésie, de décrocher, de revenir en arrière. J'ai besoin d'espace, de temps, de lumières et d'étoiles. J'ai besoin de champs, de soleil, de mer et de plage. J'ai surtout besoin d'un horaire rempli à craquer. D'un agenda prêt à déborder. De délais impossibles à respecter. De travaux longs inimaginables. J'ai besoin de pousser mes limites, de me mettre en suspend et de plonger les yeux fermés. Cet été, je stagne. Dans mon appartement. Les yeux fermés.

J'ai hâte que l'automne arrive parce que l'été est trop chaud. Parce que l'été est trop loin. Loin de tout ce que j'aimerais. Ou presque. J'ai hâte parce que je veux m'inscrire à des activités sportives. Le Pilates et l'escalade me font de l'oeil. Je ne veux plus être sédentaire. J'aime bouger, j'ai toujours bougé. Mais Montréal me maintient les pieds au sol, serré. Ou le ferais-je moi-même? Plein de questions qui volent, rebondissent et repartent dans ma petite tête. Et pour les faire taire, je vends des crèmes. Ah! La vie!


J.

mercredi 14 juillet 2010

Achète-moi si tu peux.

Je suis atteinte d'un mal fatal. Un mal universel que pratiquement toutes les femmes possèdent. Je suis atteinte d'un mal incurable. Un mal qui ne pourra jamais changer.

Le magasinage.

Je suis parfaitement consciente de baigner dans une société totalement capitaliste et surtout consommatrice. Je connais les trucs. Je sais que c'est totalement mental, ce faux sentiment de plaisir quand j'achète. Mais je ne peux pas le contrôler.

Une carte Visa, c'est vraiment la mort. On dirait que dernièrement, je ne fais qu'une seule chose: la remplir. Et croyez-moi, travailler dans un Jean Coutu n'aide pas du tout la chose! Je nage dans les cosmétiques durant toute la journée. Je connais les spéciaux par coeur. J'ai le temps de choisir minutieusement ce que j'aimerais savoir. Malheur à moi quand cet article tombe en vente! Dernièrement, ce sont les produits Marcelle qui sont en liquidation (puisqu'on va avoir les nouveaux). Cette gamme est juste à côté du comptoir. Ce sont les produits les plus faciles à atteindre quand je travaille. Pourquoi, pourquoi, pourquoi, doit-il y a voir une étiquette: rabais-surprise/liquidation sur ces produits? C'est tellement de la torture de les regarder partir sans pouvoir en acheter.

Parce que, malgré le fait que je sois une grande consommatrice, je suis également une très grande planificatrice. Ce qui signifie que je ne dépense pas nécessairement inutilement quand j'ai des choses plus importantes à acheter/payer (comme les factures, le loyer, etc..) Mais reste que la tentation est bien présente.

Pourquoi notre société est-elle devenue si consommatrice? Pourquoi le bonheur des gens dépend-il de leur revenu annuel ou bien de leurs biens matériels? Je me considère très heureuse. J'ai une famille que j'adore (bien qu'elle me manque beaucoup), j'ai une relation stable formidable avec un homme merveilleux, des amis (qui sont loin) extraordinaires. Pourtant, je veux toujours plus, matériellement.

Je veux cette robe-là. Ces souliers-là. Cette crème-là. Ces boucles d'oreilles là. Je veux aller passer une journée là-bas, et puis là-bas. Je veux faire telle et telle activité. C'est plus fort que moi, je veux toujours tellement de choses. Je suis bien avec ce que j'ai, mais j'ai toujours envie de plus.

Qu'est-ce qui nous pousse à être ainsi programmés? À toujours vouloir ce qu'on n'a pas, à ne jamais se contenter de ce qu'on a? Même les gens les plus fortunés en veulent toujours plus. Tellement plus qu'ils finissent dans les abus... Et la grande question est: sont-ils plus heureux?

Alors, pourquoi est-ce que je suis si dépensière?


J.

lundi 12 juillet 2010

Ces femmes-là.

Je suis de celles qui sont prises entre deux générations. Je suis née dans une moment étrange, une époque de changements. J'ai vingt ans. Je navigue entre deux types de femmes. Et souvent, je ne sais pas de quel côté me ranger.

Le premier type est celui de femmes de caractères, celles qui allient travail et famille sans sourciller. C'est le type de femmes qui a découlé des revendications d'équité entre les deux sexes, les enfants des Baby-Boomers qui ont décidé de se mettre sur le même pied que les hommes. Leurs filles sont donc de cette tempe: elles sont fonceuses, elles sont occupées. Elles sont femmes d'affaires, elles gèrent tout. Elles élèvent les enfants tout en pratiquant leur métier. Elles ont beaucoup sacrifié pour leur carrière et elles ont pour but la réussite tant professionnelle que personnelle.

Le second type est le nouveau type, presque l'opposé de ce modèle. Ce sont les jeunes femmes d'aujourd'hui, celles qui semblent vouloir calmer un peu le premier type. Elles se marient jeunes, elles ont des enfants à peine sorties de l'adolescence. La carrière est importante, mais la famille l'est davantage. Elles sont dévouées et sensibles. Elles ne se définissent pas par leur métier, mais plutôt par leur vie en général. Elles sont impatientes d'avoir des enfants et elles misent beaucoup sur la famille. Elles sont en couple depuis longtemps et pour longtemps. L'amour n'est pas une succession d'aventures, mais plutôt un chemin à deux vers le bonheur.

Ces deux types de femmes sont en moi. Sciées. Elles se contemplent, chacune dans leur tour. Elles voudraient prendre le dessus, mais ne savent pas comment l'autre contre-attaquera. Alors, elles se taisent et me laissent choisir. Or, je suis constamment tiraillée entre les deux. J'ai toujours été une femme de tête, carriériste. Je voulais être une grande journaliste.

Pleine d'illusions, j'ai quitté mon petit patelin pour la gran' ville. Désillusion totale. Je suis tombée de haut. Je n'étais plus la seule avec ma détermination. Je ne savais plus où aller. Et puis, il y a Chéri. Chéri qui est resté accroché, qui, malgré ma grande volonté, n'a jamais failli. Il m'a regardé partir, seule, pour Montréal. Il est resté fidèle, amoureux, présent, même à plus d'un millier de kilomètres. Il a tout donné pour notre relation. 1-0 pour le deuxième type. Plus le temps passe, plus je me demande vers lequel je pencherai. Qu'est-ce que je veux vraiment? C'est une grande question qui fait peur.

J'aimerais arrêter de me voir comme celle que les autres voient. Je voudrais ne plus vivre dans l'ombre du passé. Celle que j'étais au secondaire, qui jurait sur tous les toits qu'elle serait une grande journaliste, bien elle a évolué. Je voudrais que les gens le comprennent, l'assimilent. Qu'ils arrêtent de me regarder avec les mêmes yeux, sous mes 15 ans.

J'en ai désormais 20. La vie a changé, j'ai changé. Mes priorités ont bougé. La famille a pris de l'importance, pour moi. Les origines aussi. Mes valeurs ont bougé. Et je pense que c'est la meilleure chose qui me soit arrivée. Mais j'ignore toujours de quel type je suis réellement. Vous pensez que les deux types peuvent cohabiter pendant longtemps?


J.

jeudi 8 juillet 2010

Caniculons

No big news lately. C'est pour ça que je n'écris pas beaucoup. En fait, j'ai commencé le temps plein au Jean Coutu, en remplacement de vacances. J'aime beaucoup, ça me permet de faire quelque chose de mes journées et de profiter (un peu) de l'air climatisé (qui ne fonctionne qu'à moitié). Sinon, j'ai suivi une formation ce lundi. C'est vraiment plus complexe qu'on pourrait le croire, les cosmétiques.

J'ai souvent eu ce mauvais préjugé envers les gens qui souhaitaient aller dans le domaine. Je trouvais que c'était une voie facile, une façon de ne pas se forcer intellectuellement. Or, je dois avouer que certains points sont assez complexes. Durant ma formation, j'ai appris le côté beaucoup plus dermatologique des crèmes, les ingrédients, la biologique humaine, la peau et ses caractéristiques. J'ai appris les propriétés des vitamines et plus encore. J'ai dû avouer qu'il fallait une certaine base en science pour comprendre le tout, base que je n'aurai jamais vraiment. Par contre, je persiste à dire qu'il y a des gens qui se dirigent dans le domaine par paresse. Je dois cependant avouer que ce n'est pas tout le monde et que certains ont vraiment une passion pour le domaine.

Sinon, comme tous les gens du sud du Québec, je souffre de la chaleur accablante qui s'est installée sur la province. Disons que ça me donne une autre raison de regretter ma belle Gaspésie, où la température oscille entre 15 et 25 degrés, sans humidex. Bien sûr, je comprends que les gens de là-bas souhaitent avoir un été plus chaud. Cependant, s'ils venaient quelques nuits dormir dans mon appartement, ils comprendraient.

Chéri et moi avons essayé tous les trucs inimaginables afin de faire baisser la température de l'appartement. Un 4 et demi au 2e étage, disons que ça tendance à garder sa chaleur. Par contre, je sais que cet hiver, je vais être très contente de mon choix. Par ailleurs, j'essaie de garder le moral en me disant qu'une canicule ne dure pas un mois et que bientôt, la température sera plus supportable.

L'été passe à une vitesse incroyable. J'en profite comme je peux. Je dois avouer que j'ai hâte à l'automne. La routine d'école me manque. Je dois être une des rares personnes qui aiment sincèrement être à l'école. Oui, je trouve que ça prend beaucoup de temps, mais j'aime apprendre, j'aime la culture, j'aime découvrir. Et je pense que l'école est l'endroit pour le faire. D'ailleurs, je songe de plus en plus à continuer après mon baccalauréat. Maîtrise? Certificats? J'ignore encore, mais je sais que je ne serai jamais vraiment capable d'arrêter. Il y a toujours les cours à distance, si je veux fuir Montréal le plus rapidement possible... Il n'y a qu'une seule chose qui pourrait m'arrêter et j'essaie énormément de l'en empêcher... L'argent.


J.