mardi 24 novembre 2009

Maux Réal.

Je suis allée au Salon du livre, jeudi passé. Je n'ai pas trippé tant que ça. J'entend déjà votre exclamation devant cette déclaration. En fait, je n'ai pas tant aimé ça puisqu'il y avait trop de monde, trop de bruit, trop de livres, trop de jeunes, trop de tout. Je pense que je suis allergique au trop.

Je me suis demandée si j'étais agoraphobe ou une variante moins heavy. En fait, je n'aime pas quand il y a trop de gens. J'étouffe. J'ai la constante sensation de ne pas être à ma place. Je pense que je suis folle. Ou simplement que je ne suis pas faite pour les grandes villes. Y être de passage ne me dérange pas du tout, mais y rester trop longtemps, je suffoque. Je déteste l'individualité, les grandes surfaces et les transports en commun.

Je m'ennuie peut-être un peu trop de mon petit coin de pays pour profiter de Montréal. Mais, depuis quelques temps, mon impression d'étouffement se fait de plus en plus prononcer. J'ai continuellement peur, sans raison, quand je me promène seule. Je ne suis pas faite pour Montréal et Montréal n'est pas faite pour moi.

Sauf que je suis consciente que, plus je répète ça, moins je m'habitue et moins je suis heureuse. Alors, j'essaie vraiment très fort de me dire que, Montréal, au fond, c'est trop trop mal. En sachant très bien que, aussitôt que j'en aurai l'occasion, je partirai.

Il faut explorer dans la vie, pour savoir ce qu'on veut. Comment peut-on savoir où on veut habituer plus tard si on reste toujours dans le même patelin (et ça s'applique également aux gens de Montréal puisque certains ne sortent jamais de leur sacro-sainte île).

Pour l'instant, j'ai hâte de retourner chez-moi, au milieu de nulle part. Avec la mer, la tranquillité, les arbres et le vide. C'est à ça que je suis habituée. Ailleurs, je suis déstabilisée. Et je n'aime pas l'être. Un de mes défauts, peut-être. Même si c'est une qualité, parfois. M'enfin, l'essentiel, c'est que, les vacances de Noël seront très appréciées.


J.

dimanche 22 novembre 2009

L'inconnu, partie 12

Pour ceux qui se sont rajoutés depuis le 31 août 2009, vous pouvez lire les onze premières parties ici.
Pour les anciens, j'ai recommencé l'écriture libre. Je continue mon histoire. Si vous ne l'aimez pas, faites ce code: ALT+F4. Si vous avez des commentaires PERTINENTS, INTELLIGENTS et que vous êtes capable de ne pas les écrire de façon anonyme, je serais ravie de les
lire. À tous ceux qui me lisent et qui voulaient une suite, la voilà... Mieux vaut tard que jamais ;)

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Elle parla des heures avec son amie et le simple son de sa voix lui remonte immédiatement le moral. Tanya était comme ça : elle avait besoin de se faire rassurer. Elle avait peur du jugement des autres, peur d’agir et de subir les conséquences. Elle ne pouvait pas dire qu’elle n’avait pas aimé sa soirée avec Pascal, mais elle se sentait mal d’avoir agit ainsi, impulsivement, dangereusement. Elle était inévitablement attirée par lui mais quelque chose l’empêchait de profiter de tout ce qui s’offrait à elle. Une petite voix au fond d’elle-même lui soufflait la réponse mais elle ne voulait pas l’entendre.

Quand elle raccrocha, elle se dit qu’il était peut-être trop tard pour entamer une quelconque activité et décida de lire un peu, quelque chose qu’elle avait mis de coté depuis un moment et qui, jadis, avait tellement fait partie de sa vie. Un livre, c’était ce qui lui faisait le plus grand bien, quand elle était adolescente. Elle n’avait pas besoin de chercher le regard des autres, elle s’inventait une vie à travers les personnages de ses livres. Combien d’heures avaient-elles passé à fantasmer sur tel ou tel héros d’un de ses ouvrages? Combien de fois avait-elle souhaité quitter pour sauter dans les pages d’un de ses livres, comme Fanfreluche le faisait si souvent. Parfois, elle s’en trouvait si pathétique qu’elle cessait de lire pour un moment. Mais l’attirance était trop forte, trop profonde, elle avait besoin de lire, comme elle avait besoin de respirer. C’était un besoin vital, qui la gardait en vie, qui lui permettait de ne pas sombrer dans la folie dans ce monde parfois trop grand pour une petite fille.


J.


La suite ici, sur Une Brunette écrivaine.

jeudi 19 novembre 2009

H1N1, la terrible.

Je me suis faite vaccinée pour la grippe A(H1n1), parce que je serai en contact direct avec un enfant de moins de 6 mois durant les vacances de Noël. C'est ma raison. C'est la seule phrase que j'écrirai sur le sujet parce que je suis plus que tannée d'entendre un débat stupide sur la question et des médias qui encouragent la peur.

D'ailleurs, plus j'en entend parler, de ces fameux médias, plus je me dis que je ne veux PAS travailler comme ils le font. En fait, je crois que j'ai eu une révélation, j'ai enfin compris ce qui clochait depuis le début de mon BAC: je ne veux pas être journaliste. C'est aussi simple que ça. Je veux donner mon opinion, je veux influencer les gens, changer le monde. Je veux aider les gens, déranger et être subjective. Tout ce qu'un bon journaliste évite de faire. Un journaliste informe. Il ne donne pas son opinion, il rapporte des faits, tente de trouver une certaine objectivité tout en sachant qu'il n'en existe véritablement aucune. Je ne veux pas faire ça.

Je veux parler de sujet qui me touche, défendre mon coin de pays, parler des gens que je connais. Je veux faire connaître des personnes qui valent la peine, je veux être en contact avec les gens et qu'ils aient confiance en moi. Je veux une perspective d'avenir. Je veux pouvoir travailler partout dans le Québec. Je veux, je veux, je veux...

Je suis donc toujours en questionnement. Relations publiques ou pas? C'est pas grande question. Est-ce que je serais plus heureuse avec plus de gestion? C'est la grosse question. Et y'a que moi qui peut y répondre.

Sur un tout autre sujet, histoire de donner des nouvelles vu que je le fais moins souvent ces temps-ci à cause des multiples travaux universitaires, il reste 4 petites semaines à la session. 4 semaines et je serai chez-moi, chez mes parents, en Gaspésie. Je n'ai jamais autant eu hâte, je crois!

En attendant, je continue de réfléchir à mon futur. C'est difficile d'envisager à 19 ans, ce qu'on fera pour le reste de ses jours. Et j'attend les premiers symptômes de mon vaccin, parce que je suis censée en mourir si je me fis aux médias :P



J.