Je me suis demandée si j'étais agoraphobe ou une variante moins heavy. En fait, je n'aime pas quand il y a trop de gens. J'étouffe. J'ai la constante sensation de ne pas être à ma place. Je pense que je suis folle. Ou simplement que je ne suis pas faite pour les grandes villes. Y être de passage ne me dérange pas du tout, mais y rester trop longtemps, je suffoque. Je déteste l'individualité, les grandes surfaces et les transports en commun.
Je m'ennuie peut-être un peu trop de mon petit coin de pays pour profiter de Montréal. Mais, depuis quelques temps, mon impression d'étouffement se fait de plus en plus prononcer. J'ai continuellement peur, sans raison, quand je me promène seule. Je ne suis pas faite pour Montréal et Montréal n'est pas faite pour moi.
Sauf que je suis consciente que, plus je répète ça, moins je m'habitue et moins je suis heureuse. Alors, j'essaie vraiment très fort de me dire que, Montréal, au fond, c'est trop trop mal. En sachant très bien que, aussitôt que j'en aurai l'occasion, je partirai.
Il faut explorer dans la vie, pour savoir ce qu'on veut. Comment peut-on savoir où on veut habituer plus tard si on reste toujours dans le même patelin (et ça s'applique également aux gens de Montréal puisque certains ne sortent jamais de leur sacro-sainte île).
Pour l'instant, j'ai hâte de retourner chez-moi, au milieu de nulle part. Avec la mer, la tranquillité, les arbres et le vide. C'est à ça que je suis habituée. Ailleurs, je suis déstabilisée. Et je n'aime pas l'être. Un de mes défauts, peut-être. Même si c'est une qualité, parfois. M'enfin, l'essentiel, c'est que, les vacances de Noël seront très appréciées.
J.
