Mes dimanches soirs se suivent et se ressemblent, honnêtement. Puisque je n'ai pas encore assez d'expérience à ma job (deux journées, ça ne s'appelle pas encore de l'expérience), je travaille seulement les journées, avec les personnes pouvant me former. Mes soirées sont donc à la lumière du reste: plutôt vides. L'école terminée, les amis en Gaspésie, d'autres encore au Cégep, Chéri loin, mes soirées sont très tranquilles. Moi qui n'arrêtais pas durant l'école, je trouve plutôt dur de pouvoir m'assoir et de penser. J'aime avoir retrouvé le temps de lire, par contre. J'ai dévoré les 3 premiers romans de ma série préférée de V.C. Andrews : La famille Logan. En même temps, je termine des petits romans de Katherine Pancol. Avec ma première paye, je sens que je vais aller faire un petit tour à la librairie, histoire de me récompenser. Vous avez des suggestions? J'aime presque tous les genres, sauf le style Stephen King. Je suis trop peureuse.
J'essaie de prendre du temps pour moi-même. Or, j'ai toujours eu un peu de difficulté avec ce terme. En fait, depuis la toute fin de mon secondaire, j'ai voulu m'impliquer un peu partout, ce qui fait que je n'ai jamais vraiment pris le temps de m'arrêter, sauf quand j'y étais forcé. Chaque fois, j'ai détesté. Je n'aime pas avoir du temps pour moi. Ça me donne trop de temps pour penser. Et dans ma tête, ça fourmille. Un peu trop, parfois. J'aime mieux m'occuper, comme ça, je ne vois pas le temps passer. C'est pour ça que je commence un second emploi, cette semaine. Dans une petite épicerie. L'endroit semble petit, le patron, un peu étrange, mais si ça paie, c'est l'important. Et ce n'est que pour l'été. J'aurais vraiment, énormément, aimé avoir un emploi dans mon domaine d'études pour l'été, comme une grande partie de mes collègues d'école. Malheureusement, l'été me sert souvent à amasser l'argent qui payera l'année scolaire suivante. Je n'ai pas la chance (ou la malchance? Pas que je n'aime pas mes parents, mais je crois qu'il faut un jour voler de ses propres ailes afin d'acquérir une certaine maturité) d'encore habituer chez mes parents, ce qui fait que je dois faire certains sacrifices. M'enfin. Un jour.
J.
