dimanche 9 mai 2010

5 semaines.

Le dimanche soir, disait-on dans Comment survivre aux weekends, c'est la soirée des gens comme moi, les gens qui s'ennuient. Les gens qui voudraient revenir en arrière. Les gens qui regrettent le passé. Le dimanche soir, c'est la soirée des gens qui espèrent, qui attendent, qui souhaitent et qui dépriment. Le dimanche soir, c'est la soirée télé pour certains, la soirée relaxe pour d'autres. Une soirée en famille, qui sait? Ou peut-être un tête-à-tête amoureux.

Mes dimanches soirs se suivent et se ressemblent, honnêtement. Puisque je n'ai pas encore assez d'expérience à ma job (deux journées, ça ne s'appelle pas encore de l'expérience), je travaille seulement les journées, avec les personnes pouvant me former. Mes soirées sont donc à la lumière du reste: plutôt vides. L'école terminée, les amis en Gaspésie, d'autres encore au Cégep, Chéri loin, mes soirées sont très tranquilles. Moi qui n'arrêtais pas durant l'école, je trouve plutôt dur de pouvoir m'assoir et de penser. J'aime avoir retrouvé le temps de lire, par contre. J'ai dévoré les 3 premiers romans de ma série préférée de V.C. Andrews : La famille Logan. En même temps, je termine des petits romans de Katherine Pancol. Avec ma première paye, je sens que je vais aller faire un petit tour à la librairie, histoire de me récompenser. Vous avez des suggestions? J'aime presque tous les genres, sauf le style Stephen King. Je suis trop peureuse.

J'essaie de prendre du temps pour moi-même. Or, j'ai toujours eu un peu de difficulté avec ce terme. En fait, depuis la toute fin de mon secondaire, j'ai voulu m'impliquer un peu partout, ce qui fait que je n'ai jamais vraiment pris le temps de m'arrêter, sauf quand j'y étais forcé. Chaque fois, j'ai détesté. Je n'aime pas avoir du temps pour moi. Ça me donne trop de temps pour penser. Et dans ma tête, ça fourmille. Un peu trop, parfois. J'aime mieux m'occuper, comme ça, je ne vois pas le temps passer. C'est pour ça que je commence un second emploi, cette semaine. Dans une petite épicerie. L'endroit semble petit, le patron, un peu étrange, mais si ça paie, c'est l'important. Et ce n'est que pour l'été. J'aurais vraiment, énormément, aimé avoir un emploi dans mon domaine d'études pour l'été, comme une grande partie de mes collègues d'école. Malheureusement, l'été me sert souvent à amasser l'argent qui payera l'année scolaire suivante. Je n'ai pas la chance (ou la malchance? Pas que je n'aime pas mes parents, mais je crois qu'il faut un jour voler de ses propres ailes afin d'acquérir une certaine maturité) d'encore habituer chez mes parents, ce qui fait que je dois faire certains sacrifices. M'enfin. Un jour.


J.

jeudi 6 mai 2010

Prose

Je vague et je divague. J'esquisse sans que je ne sourisse. Je conseille et j'apprends. J'essaie puis je me trompe. Je crois, mais je ne suis pas sûre. J'appréhende, mais j'ai envie. J'ai peur, pourtant je ne pleure. J'aime, plus qu'à la folie.

Je suis une fille bien étrange. Paradoxalement heureuse, quelques fois, je m'assombris. Pourtant, malgré le temps gris, j'ose, j'abandonne, je suis, je crie, je souris, je crains mais jamais je ne fuis. Je parle beaucoup, beaucoup de moi. Mais j'aime écouter les autres. J'ai beaucoup trop de salive, et si peu de temps pour l'utiliser. Je bifurque quelquefois, souvent dans mon esprit. Rarement, cependant, j'oublie. J'espère, en silence, en cris. Or, chaque fois, même chose.

L'attente est un ami, un ennemi. Je ne sais quoi en faire. Lui, si loin, je fane dans l'oubli. Je change selon les situations, petit caméléon. J'écris pour ne pas pleurer. J'écris pour ne pas crier. J'écris pour ne pas sombrer. J'écris pour respirer. J'écris sans penser, comme viennent les idées.

J'écris, mais je ne comprends pas. J'écris, mais je compte tout bas. Les jours, les heures, les minutes et les secondes, avant ton retour. Je suis dépendante, mais toujours précédée d'un suffixe. Je me suis seulement attachée. Trop? Peut-être même pas assez. Je nage dans l'inconnu, le mystérieux et la découverte. J'ai les mains devant les yeux, qui cachent mes réactions. Je me fais toute petite, inerte. Or, dans mon esprit, ça bouillonne d'actions.

J'écris, puisque j'ai trop refoulé. J'écris, car je voudrais le crier. Je t'aime, ce n'est pas compliqué. J'ouvre lentement mes yeux. Aux autres. Aux différences. Aux cultures. Aux changements. J'ouvre lentement mes yeux, mais j'ai peur d'y voir quelqu'un d'autre.

J'écris trop. Comme je parle. J'écris pour ne rien dire. Comme je parle. Je devrais apprendre à penser, à toujours tourner ma langue sept fois avant de considérer. J'essaie de suivre un ordre d'idées. Autant demander à un aveugle d'expliquer. Les choses qui sous ses yeux sont passées.

Pas de commentaire. J'avais besoin de laisser aller mon imagination. Parfois, ça libère des mauvaises ondes. Un peu comme un gommage ou un exfoliant le fait pour la peau. Ouais, je suis en train d'assimiler les nouvelles techniques de mon emploi. Conseils beauté? Je vais devenir une reine dans le domaine. Souhaitons-le.

mardi 4 mai 2010

A brand new apartment

Ouf! C'est le seul mot qui me vient en tête en pendant à mon déménagement. Quel retour à Montréal! Aussitôt arrivés (mes parents et moi-même), nous avons entrepris de déménager de quelques rues mon petit appartement. Une chance que ce n'est pas une maison complète! Une fin de semaine à courir, à nettoyer, à frotter, à placer, à emballer, à déballer. Je ne recommence pas l'année prochaine, oh non! Par contre, je dois avouer que notre nouvel appartement est effectivement beaucoup mieux que l'ancien. La sonorisation est parfaite; on dirait presque que nous n'avons pas de voisins, alors que nous sommes dans un bloc! Les couleurs sont parfaites, ma nouvelle chambre est spacieuse et éclairée. C'est pratiquement parfait. Ça commence plutôt bien un été montréalais.

D'ailleurs, je commence mon emploi d'été demain. J'ignore encore à quel point je serai temps partiel, mais j'ai très hâte d'apprendre tout ce que je dois savoir! Les premiers jours sont toujours un peu stressants, mais je sais que je vais rapidement m'habituer. Après tout, j'ai été en contact avec le public pendant pratiquement un an, lorsque je travaillais dans un Dépanneur à Gaspé. Le Jean Coutu est, certes, différent, mais le service à la clientèle reste le même partout; on sourit, on est polie et on tente de satisfaire le client. Je ne ferais pas du service à la clientèle toute ma vie (j'ai un peu trop de caractère pour endurer les mauvais clients pendant des années), mais durant le temps de mes études, c'est un emploi qui me plait. Ça permet de bien boucler les fins de mois et de se payer des petites folies de temps en temps! J'ai hâte de voir ce que sera cet emploi. Mon rêve de petite fille a toujours été de travailler dans les cosmétiques et ça se réalise enfin! J'espère être à la hauteur des attentes!

Mis à part les nouveautés amenées par le temps estival qui se pointe, la vie reprendre lentement son cours normal et sa routine montréalaise. Ma petite virée en Gaspésie a été rapide, mais oh combien appréciée! Ça fait toujours beaucoup de bien de retourner d'où l'on vient, de revoir tant de visages si familiers, de respirer de l'air pur et frais. C'est un ressourcement. Par contre, je sais que je n'aurais pas pu y passer l'été. C'est trop différent, maintenant. Ou peut-être est-ce moi, qui le suis. C'est bien normal, cependant, puisqu'on évolue, on change, on peaufine notre identité. Cet été, j'avais besoin d'être loin, d'être un peu plus seule. Même si je compte pratiquement les dodos avant de revoir Chéri (ce qui n'est pas exactement vrai, ça me décourage trop de compter les dodos, alors, j'aime mieux y aller en semaines. Il n'en reste plus que 6).

Sinon, le mois de mai a plutôt bien commencé, il fait beau, il fait chaud, ma nouvelle chambre verte me rend joyeuse, j'ai passé du temps avec mes parents. Je me concentre sur mon nouvel emploi. Et ces 6 semaines passeront rapidement.

J.