vendredi 4 décembre 2009

Suffisance

Je regarde ma page blanche et j'ai plein de choses à dire, mais je ne sais pas quoi écrire en premier. En fait, j'ai plein de choses qui courent dans ma tête présentement, mais je ne sais pas comment les exprimer. Et je ne sais pas quel ordre leur donner. Étrange, je suis pourtant une fille très ordonnée. Trop ordonnée, peut-être même parfois.

Je regarde ma page blanche et je me dis que je devrais faire autre chose de mon temps, quelque chose de plus constructif que de radoter sur Internet. Pourtant, je suis incapable de me taire, d'arrêter d'écrire, de penser et de partager ces pensées. Est-ce mal? J'ai besoin d'un public, pour lire mes écrits. Des journaux personnels, j'en ai eu pendant des années, mais je n'en retire pas la même satisfaction qu'ici. La petite satisfaction de savoir que des gens nous lisent, parce qu'ils aiment ce qu'on a à dire. Qu'y a-t-il de mieux que de trouver un public qui apprécie de qu'on a à dire? Tous les auteurs/acteurs/réalisateurs/etc. ne cherchent-ils pas la même chose? Un blogue est une bonne façon de trouver une parcelle de ce public. Et oui, ça me fait du bien, ça flatte mon orgueil. J'aime lire les commentaires des gens, des compliments sur ma façon d'écrire, ma façon de penser.

Et j'aime aussi recevoir des critiques, qui me font douter, me remettre en question. J'aime me faire confronter. Par contre, je n'aime pas toutes les façons de confrontation. Je déteste les gens qui, au lieu de vouloir faire évoluer une personne, cherche simplement à imposer leurs idées, qu'ils croient meilleures, supérieures. Je déteste particulièrement les professeurs de ce genre. En fait, je suis incapable de les tolérer. Je trouve que c'est un manque flagrant d'éthique dans l'éducation qu'ils devraient nous apporter. Et il se trouve que des profs comme ça, j'en ai cette session-ci. Un particulièrement. Suffisant, confiant de sa personne, fier de ses connaissances, pour lui, tous les moyens sont bons pour étaler son savoir et ses expériences, même ses salles de cours. Alors qu'il devrait nous enseigner une matière, important et vitale dans le domaine, il préfère déblatérer pendant des heures sur des détails, parfois insignifiants, de l'histoire ou de l'actualité.

Je déteste ce mode d'enseignement: le journalisme ne s'enseigne pas, alors je raconte n'importe quoi. J'ai l'impression de perdre mon temps, temps que je paie, qui plus est.


J.

2 commentaires:

Maélie, a dit…

paie très cher apart ca

Sonia C. a dit…

J'adore tes articles :)