vendredi 5 novembre 2010

Les Folles Chroniques

La Brunette lève son masque.

Petit projet sur lequel cinq amies et moi on travaille.

Venez-nous lire et laissez des commentaires!


On est aussi sur Facebook et Twitter!


Merci de m'avoir suivi ici.
J'ai apprécié chacune de vos visites et tous vos commentaires!

À bientôt, je l'espère :o)


Joanie

Ps: je continue à vous lire !!!!

lundi 18 octobre 2010

Because I said so.

Ce message-ci ne sert pas à grand chose puisque vous l'avez sûrement déjà constaté.

Je n'ai pas le temps d'écrire.

Alors...

Au lieu d'écrire n'importe quoi, je préfère ne rien écrire.

Ce qui fait que j'aime mieux faire une pause.
Je ne sais pas si je reviendrai ici, peut-être dans une formule différente.
Mais je vous tiendrai au courant.

Je continue de vous lire quand même, quand j'ai quelques instants!

Merci d'être venus si souvent faire un tour dans mon monde.

xox

J.

dimanche 3 octobre 2010

Quelques instants

Je me fais plus petite sur la blogosphère, pourtant j'y suis encore. En fait, je navigue entre les plates-formes virtuelles depuis peu. Twitter. Facebook. Blogspot. Et même Wordpress (pour certains projets en développement).

Je suis également trop ancrée dans mes devoirs et travaux. Disons que la session est plus chargée que les précédentes. Voilà pourquoi mes textes se font plus rares. Ma participation quotidienne sur les ondes d'une radio communautaire gaspésienne prenne beaucoup de mon temps également. Un stage non-rémunéré et non-crédité. C'est pas mal plus du bénévolat ou du "ça paraît bien dans un C.V."... Dommage que ça soit trop souvent comme ça dans les débuts en journalisme. On veut se faire un nom, on accepte de ne pas être payer. Disons que si les employeurs se rappelaient de leurs dettes d'études, ils changeraient peut-être leur fusil d'épaule.

Parlant de dettes d'école, j'essaie d'appliquer le plus de bourses possibles ces temps-ci, afin de m'aider un peu. Je gère davantage mon argent et je m'en sors plutôt bien, je dois l'avouer. Ça me rend fière de voir ce que je suis capable de faire par moi-même. J'ai même réussi à me gâter un peu et m'offrir un retour en train de la Gaspésie pour ma mi-session à la fin du mois (j'aurais bien fait l'aller/retour, mais les dates d'aller ne correspondaient pas à ce que je souhaitais).

Qui plus est, y aller en autobus, de jour, ne sera pas de trop. Je pourrai lire des livres obligatoires. Parce que 12h d'autobus, c'est assez long.

Première fois depuis très longtemps, je suis assise devant la télévision, je profite des émissions du dimanche, comme tous les Québécois (selon les sondages, le dimanche soir, c'est l'activité par excellence). Je relaxe un peu avant de me lancer dans mes deux semaines de pré mi-session, ce qui s'avère être assez rock'n'roll.

Je suis revenue d'une fin de semaine plutôt triste. J'ai été très contente d'avoir fait beaucoup de kilométrages pour être là pour mon amie. Elle était si forte. J'ai très hâte d'aller voir ma maman en Gaspésie, je ne compte pas encore les dodos, mais je sens que je vais commencer très bientôt.

Mon article est un peu (beaucoup) décousu, mais je n'avais rien à dire et tout à dire en maintenant. L'important, c'est que j'écrive, ce que je néglige beaucoup trop. Par contre, je vous lis toujours autant. Et je vous aime toujours autant. C'est si important de le dire. Merci d'être là.


J.

lundi 27 septembre 2010

Ces automnes-là.

Il y a des automnes comme ça, qui commence de façon négative. Il y a des rues désertes à Montréal le dimanche matin, les feuilles qui tourbillonnent et pas de voiture au feu rouge. Ça me fait presque aimé cette ville donc je suis incapable de m'attacher.

Il y a des automnes comme ça qui laisse des traces indélébiles. Des automnes qui arrivent sans crier gare et qui t'oblige à porter ta veste plus tôt que prévu. Qui t'oblige à mettre des souliers plutôt que des sandales.

Il y a des automnes comme ça, porteurs de mauvaises nouvelles. Des automnes qu'on voudrait oublier, esquiver. Il y a une amie en deuil de sa mère et mon coeur à moi qui veut exploser de chagrin pour elle.

Il y a des automnes comme ça où octobre est le mois du cancer du sein, juste pour être paradoxal avec la phrase d'avant. Des automnes qui te forcent à voir que la vie est si injuste parfois et que beaucoup trop de gens partent trop tôt alors qu'ils avaient tant à faire.

Il y a des automnes comme ça où je suis nostalgique des automnes d'avant. Nostalgique des automnes simples et discrets, qui me permettaient de dormir tard le matin et me reposer le soir.

Il y a des automnes comme ça, où j'écris un peu n'importe quoi sur un blogue parce que la vie est une choses impossible à cerner. La vie est parfois si belle et si précieuse, mais aussi si laide et mesquine.

**

Vous l'aurez compris, la mère d'une de mes amies très proche vient d'être emportée par le cancer. Elle n'avait pas encore cinquante ans. Je n'ose même pas imaginer si c'était ma mère. Une mère, c'est si important dans une vie de femme.

Je pars pour chez mon amie vers la fin de la semaine. C'est un peu loin de Montréal, mais je sais que je dois y aller. Pour elle. Pour elles. Et je vais m'acheter ce porte-clés du cancer du sein que j'ai vu dernièrement. Pour soutenir la cause. Cette cause qui touche de plus en plus de femmes.

Oh et Chéri n'a pas eu sa job, hey non. Il a peut-être une autre entrevue cette semaine, par contre. Il faut croiser les doigts et faire confiance à la vie, malgré tout.

Il y a des automnes comme ça, qui te donne goût à l'hiver.

J.

mercredi 22 septembre 2010

Un peu de tout

Après une belle et courte fin de semaine à Québec, j'ai repris ma routine d'école en force lundi matin. Ma journée de 14 heures d'hier m'a un peu affaiblie, mais je sens que je vais réussir à passer la semaine.

J'ai même hâte à mon cours de Pilates de demain matin! Même si, aujourd'hui, je ne peux pas rire ou éternuer, de peur que mes abdominaux ne déchirent, je suis satisfaite du cours auquel je me suis inscrite. Loin d'être douée, je veux vraiment mettre les efforts sur mon amélioration et que, une fois rendue en décembre, j'ai de la facilité à faire les exercices demandés.

Sinon, ma fin de semaine était vraiment plaisante. On se rend facilement compte des gens qui resteront dans une vie. J'ai fait le test de voir qui viendrait me voir à Québec. J'ai été agréablement surprise et amèrement déçue, les deux à la fois. Par contre, à quoi bon s'arrêter sur ceux qui nous ont décidé de par leur attitude ou leur présence trop absente. Je sais aussi que, parfois, le timing est mauvais. Mais bon, tout ça pour dire que j'en ai profité pour oublier Montréal et l'université. Je suis sortie avec des amis de longues dates. Des Gaspésiens purs et durs. Ça m'a fait du bien. Ça nous a fait du bien à Chéri et à moi.

Cette semaine, moment crucial, Chéri va savoir si son stage débouchera sur un emploi. Loin d'être optimiste, il est un peu découragé de devoir de nouveau chercher un emploi si jamais la réponse est négative. Il a quand même déjà commencé ses démarches, afin de ne pas être pris au dépourvu, car il est censé savoir aujourd'hui si son stage qui se termine la semaine prochaine lui apportera un emploi. Il me semble que le délai pour une réponse est assez court parce que si jamais c'est un non (pas qu'il n'est pas compétent - vraiment pas! Il était le meilleur de sa cohorte, mais parce qu'il n'a pas encore toutes les cartes nécessaires - encore là, comment les avoir si personne ne lui donne la chance, il sort à peine de l'école...), il devra trouver quelque chose rapidement pour continuer de vivre. Je veux dire, comme tout le monde, il doit payer son loyer, son épicerie, etc. Espérons que ses heures de stage pourront lui donner un petit chômage, si jamais... Je croise les doigts très fort pour lui.

Et puis, en même temps, je me sens tellement impuissante. Je ne sais pas quoi lui dire. Je n'ai pas vraiment besoin de penser au marché du travail avant encore 2 ou 3 ans. J'ignore les réalités de ce monde et, pour l'instant, je crois que c'est mieux ainsi. Parce que j'ai un de ces mal de crâne quand j'essaie de me projeter dans l'avenir au niveau professionnel.

Je me remets sans cesse en question. Le journalisme ballote d'un côté à l'autre. Les communications? Assurément. Mais quelle branche, mon coeur (et surtout ma tête) balance de plus en plus. Même si j'ai décidé de donner une chance à mon BAC en journalisme, je n'ai pas abdiqué à faire autre chose par la suite. Certificat, mineure, cours à distance, n'importe quoi...

Bref, pour l'instant, par contre, je me concentre sur le présent. Et sur le Jean Coutu. J'étais en formation hier soir. Et je tiens à m'excuser d'avoir juger les gens qui décidaient volontairement d'aller dans un domaine plus esthétique. Ce n'est pas vrai qu'il ne faut pas être intelligent. Car, encore la bioélectricité du corps humain et le renouvellement cellulaire de la peau, j'ai difficilement arrêté de prendre des notes.


J.

mercredi 15 septembre 2010

Quelques kilos en trop.

De plus en plus, je me pose une question: comment fait-on pour perdre ses quelques kilos en trop?

Je m'explique.

J'ai passé l'été à m'ennuyer et à déprimer. Du moins, une partie de l'été. L'autre partie, ça été la fête totale, trop heureuse d'être enfin réunie avec Chéri. Résultat de toutes ses émotions? Hey oui! Quelques kilos en trop. Et quoi de plus difficile sur l'orgueil d'une femme que la fermeture éclair de ses pantalons qui a de la difficulté à monter.

J'essaie de me motiver, de me dire que ce n'est pas si grave, que je suis bien capable de perdre ce petit poids d'émotion qui s'est accumulé autour de mes hanches et de mes cuisses. Or, comment est-ce que je pourrais?

Avec mes 15 heures (18 heures en vrai) de cours, les 30 heures supposément consacrées au devoirs et travaux d'équipe, le 15 heures de travail à temps pareil, le ménage de l'appartement et la vie sociale/familiale/amoureuse, je le rajoute où l'entrainement cardio?

Et surtout, je l'ajoute comment? Loin d'avoir le budget pour me payer un abonnement à Énergie Cardio, je commence à me rabattre sur mon Dance Dance Revolution. Sauf que, ce n'est pas le meilleur entraînement au monde. Je m'inscris à des cours de Pilates, certes, pour améliorer ma posture, mes muscles et mon fermeté. Sauf que la petite graisse de l'été, elle ne va pas fondre par magie, j'en suis consciente.

Mon poids a toujours été une question un peu étrange. Puisque j'ai toujours été fière de mes courbes, ses quelques kilos de plus ne m'empêche pas d'être heureuse. Par contre, pour moi, pour me sentir mieux dans mon corps, j'aimerais faire quelque chose pour retrouver ma silhouette du début de l'été. Le jogging? Hors de question à Montréal. L'entrainement en salle? Je déteste. Les cours de danse? Pas dans mon budget et dans mon temps. Vous avez des idées ou des solutions?

Je lève sincèrement mon chapeau à toutes les femmes qui réussissent à trouver le temps de garder la forme tout en travaillant et en élevant des enfants, parce que moi, je ne vois véritablement pas où je vais prendre ce temps-là. D'ici à ce que je trouve une solution, j'essaie de faire quelques redressements assis ici et là.

Et de m'encourager en me disant que, après tout, ce n'est pas si pire que ça.


J.

lundi 13 septembre 2010

Rapido presto

Si tout l'été j'ai trouvé que j'avais trop de temps pour moi-même, cette période est résolue! Ma session s'annonce immense. De très gros cours théoriques auxquels s'ajoutent deux cours pratiques très intéressants, mais surtout très intense.

Si la semaine passée n'était que la préface de ma session, j'entre dans le vif cette semaine où je dois déjà donner le sujet d'un travail final et prendre des tonnes de notes. Université, je suis de retour.

Par ailleurs, j'ai commencé mes reportages pour Radio-Gaspésie. 1 par semaine, comme promis. Ça aussi, ça rajoute du pain sur la planche, mais c'est génial. J'adore ça! Combiné aux heures passées au Jean Coutu, ça fait pas beaucoup de temps pour le ménage!

Il va falloir que j'apprendre à délaisser certaines tâches, ce que j'ai beaucoup de difficulté à faire, voulant trop souvent que tout soit fait parfaitement. J'ai tendance à tout faire, ne voulant pas déranger les autres. Or, je ne veux pas non plus arrivée complètement essoufflée à Noël!

Une meilleure gestion de mon temps va devoir être faite. Il va aussi falloir que je revois mes priorités sur certains points. Mais, c'est un ajustement naturel, je crois. Je veux trop en faire et voir tout le monde en même temps.

D'ailleurs, mon billet est très court ce matin, je vais déjeuner avec une amie. Aussi chargée que mon horaire peut être, je ne négligerai jamais ma vie sociale et personnelle. Croyez-moi. J'en ai trop besoin.


J.

mardi 7 septembre 2010

Back to school

Retour à l'université ce matin. Après pratiquement 4 mois et demi loin des salles de classes, le retour me fait du bien. Être étudiante, c'est ce qui me décrit depuis tellement longtemps. Pour le moment, je suis étudiante avant d'être journaliste ou bien même cosméticienne. Tranquillement, je commence à m'en sortir. Chéri, lui, a terminé ses études depuis quelques mois déjà. J'ai passé l'été à Montréal, à travailler. Ce sont des trucs qui m'amène à me détacher de cette étudiante qui me colle à la peau.

Mais est-ce que je veux vraiment m'en détacher? Je veux dire, c'est un rôle qui me plait tellement. J'ai de moins en moins hâte d'être finissante, pour ne plus jamais recommencer. J'ai l'impression que je ne pourrai jamais vraiment complètement arrêté. Je pense à la maîtrise, à des certificats, à des cours à distance. Je sais que je ne pourrai pas mettre fin à mes études tout de suite après mon BAC. Je suis faite pour être sur les bancs scolaires. Par contre, mon appartement, lui, a besoin de moi comme travailleure pour que je puisse le payer. C'est principalement cela qui freine mes idées de grandeur dans mes études. Que je le veuille ou non, cette réalité-là est bien présente. Je dois donc la considérer dans mes choix d'avenir.

Pour l'instant, la rentrée de ce matin m'emballe. Je suis confiante, contrairement à l'an passé où j'étais anxieuse et effrayée (de Montréal, de l'UQAM et de la nouveauté). Comprenez bien. Il y a 40 000 étudiants à l'UQAM. Au Cégep, nous étions 8 dans ma classe. Et 500 dans le Cégep (600-700 avec le côté anglophone). Au secondaire, nous frôlions le 500 étudiants. Le choc est différent. Le choc de cultures, de mentalités, de styles de vie. Et la solitude. Tout était en place pour me rendre anxieuse. Et, encore plus, les initiations.

Cette année, je connais les gens, les professeurs. Je reconnais les locaux, j'ai une bonne idée de la charge de travail. Je ne peux que partir confiante pour cette session d'automne. Cette session qui est, en fait, ma 17e rentrée scolaire (ouais, je les ai comptées...) Et la première avec Chéri à mes côtés. Ça me fait vieillir. À défaut d'avoir mes parents, c'est lui qui est maintenant à mes côtés.

Et dire qu'on vient de célébrer nos deux ans d'amour :)


J.

mercredi 1 septembre 2010

Je viens de l'endroit où tu prends tes vacances.

Je suis de retour à Montréal. Depuis dimanche soir, en fait. Après un long voyage qui a duré beaucoup trop de temps. C'est que, avec la construction, c'est pas facile de voyager sur les routes du Québec. Voilà pourquoi on a fait un petit détour par le Nouveau-Brunswick. Et par Trois-Rivières. Nous qui, habituellement, suivons l'autoroute 20 religieusement. Par contre, ça nous a fait voir du pays.

Évidemment, j'ai passé une semaine parfaite. Une demi-journée de pluie en sept jours. Je n'aurais pas pu demander mieux. Nos familles étaient très contentes (et surprises!) de nous voir. Parce que Chéri est venu avec moi, finalement. Il a pris une semaine de congé. Sa famille n'était pas au courant et ils étaient très contents de le voir. C'était vraiment parfait.

On a joué aux touristes, on a visité Percé comme si on avait jamais vu le Rocher. On s'est baigné dans la mer, même si elle était un peu froide, juste pour sentir le goût du sel sur nos lèvres quand on s'embrassait. C'était vraiment parfait.

Je n'aurais pas pu demander pour une meilleure semaine de vacances. C'était nécessaire. J'ai refais le plein d'énergie, de soleil, de tranquillité, de nature et de mer. Je me suis ressourcée au maximum et je crois être prête pour les mois qui arrivent.

Parce qu'ils seront plutôt occupés, ces mois-là. En plus de 15 heures de cours par semaine (sans compter les travaux, devoirs, etc.), je vais continuer à travailler au Jean Coutu à temps très partiel, suivre des cours de Pilates les mardis et jeudis matins, produire un reportage par semaine pour une radio de la Gaspésie et probablement avoir une émission de radio quotidienne avec mes amies d'université. Tout en essayant de conserver une vie amoureuse, sociale et familiale, ainsi que de s'occuper de l'appartement et tout ce qui vient avec.

J'ai l'air de me plaindre, en décrivant tout ça, mais c'est vraiment moi qui a choisi mon horaire, j'en suis pleinement consciente. J'aime me garder occupée, j'ai besoin de planifier chaque seconde de mon temps afin de l'optimiser au maximum. Et de finalement vraiment pouvoir apprécier mes congés. L'été a été trop relaxe à mon goût. Tout commence mardi prochain!

Je vous laisse avec quelques clichés de mes vacances dans mon petit patelin. J'en ai pris plusieurs centaines, mais je ne vous montre que les plus réussies.


Un faucon qui cherche ses proies. Et la Baie des Chaleurs vue du fond des terres.

Un coucher de soleil sur les montagnes de Carleton.

Le fameux Rocher et son Île

La chute de la Rivière du Portage (Rivière aux Émeraudes)

La très belle et longue plage de Coin-du-Banc à Barachois.


J'espère que ça vous donne un peu le goût d'aller visiter mon beau coin de pays, si ce n'est pas déjà fait! Je n'ai pas fait le tour, comme la plupart des touristes font. Je me suis plutôt concentré dans la Baie-des-Chaleurs et les environs, puisque nos familles, à Chéri et moi, y sont. Le côté Nord est, toutefois, aussi très très beau avec ses grosses montagnes.


J.

dimanche 22 août 2010

En vacances.

Je pars ce soir.

Ma belle Gaspésie m'attends pour une belle longue et merveilleuse semaine.
Je vous reviens en photos et anecdotes!


Bisous!


J.

dimanche 15 août 2010

Oui, je le veux.

Hier, j'ai assisté à un mariage. Pour la toute première fois de ma vie, j'ai assisté à un vrai mariage. Pas un mariage arrangé. Pas un mariage d'étudiants pour les prêts et bourses. Un mariage de deux jeunes qui s'aiment depuis longtemps et qui, pour rester dans les croyances très chrétiennes de leur famille (qui sont toutes les deux d'origines latino), ils ont décidé de s'unir dans les liens sacrés du mariage. Avant d'aller habiter ensemble. Avant de même dormir ensemble.

C'est rare, excessivement rare, dans notre société occidentale, de voir un amour comme le leur. Ils sont ensemble depuis bientôt 6 ans. Ils en ont 20. Ils ont voulu se promettre d'être ensemble pour le reste de leur vie. C'était si beau à voir, l'émotion dans leur visage, la joie, la fierté. Leur famille réunie pour l'occasion, ces deux familles qui s'unissaient un peu, aussi.

Et moi, j'étais assez chanceuse pour être invitée. Avec mes amies de l'université, ces filles que j'ai rencontré l'an passé, durant notre initiation, et avec qui j'ai tissé des liens très étroits en peu de temps, nous nous sommes mises belles pour l'occasion. C'était aussi l'occasion de se revoir après un été loin l'une de l'autre. Car, mis à part mon amie la mariée, les autres n'habitent pas à Montréal mis à part pour les études. Que voulez-vous, j'ai vraiment une affinité plus prononcée avec les gens qui comprennent le genre de vie, et surtout le rythme de vie, que j'ai mené dans ma belle Gaspésie.

Bref, la cérémonie était parfaite. Mon amie, si belle. J'en avais les larmes au yeux. Le marié était si fier, si beau, dans son complet. Il ressemblait à un petit garçon qui, le matin de Noël, se rend compte que le Père Noël a été plus généreux que prévu. C'était un moment magique, une journée magique. La soirée qui a suivi était splendide. Le buffet digne d'un restaurant cinq étoiles et la musique, espagnoles, faisait bouger les hanches des plus pudiques.

Et Dieu qu'ils bougent les hanches, ces latinos! C'en était presque gênant d'essayer de danser à leur côté. Ils ont un rythme dans le sens, une musique intérieure qui les entraîne sur la piste. C'est une partie de leur identité. Un héritage, une distinction. Et j'en suis bien jalouse.
Par contre, pour ce qui est de l'identité, je ne peux pas dire que je n'en ai pas une. Je suis fière et fortement Gaspésienne. Québécoise. Mais aussi, Acadienne. De coeur et de souche. Beaucoup de gens de la Gaspésie sont d'origine acadienne. Et aujourd'hui, 15 août, c'est la journée nationale des Acadiens. Je leur souhaite donc le plus beau et grand tintamarre qui soit. Vous pouvez regarder ici leur fierté, à ces Acadiens. Et je pense qu'au fond de moi, je suis autant fière qu'eux.

Et je crois que, ce que mon amie m'a vraiment appris, c'est que notre identité, on ne la perd jamais vraiment. Elle est Montréalaise et latino. Et en se mariant, avant de vivre en couple, elle respecte les traditions et les valeurs qui viennent avec son identité. C'est un choix qu'elle est son amoureux (mari, je devrais dire) on fait et je ne peux que le respecter. Et les encourager. Et puis, ils étaient si beaux à voir. Ah! Que j'aime les mariages!


J.

jeudi 12 août 2010

Cet âge que je n'ai pas

J'ai l'air d'avoir 5 ans de moins physiquement. Et 5 ans de plus mentalement. J'en viens de plus en plus à penser que l'âge n'est pas une question de naissance, mais plutôt d'évènements, de circonstances, de mode de vie.

J'ai 20 ans et souvent, on me reproche de ne pas vivre la vie d'une jeune femme de 20 ans. Qu'est-ce que la vie d'une jeune femme de 20 ans? Dois-je me sentir coupable de ne pas passer mes soirées dans les clubs à digérer mon alcool sur les souliers des gens? Difficile à faire quand on travaille entre 35 et 40 heures par semaine. Et quand, le reste de l'année, on passe beaucoup de temps dans ses études. Peut-être ai-je seulement mes priorités à différents endroits.

Reste qu'hier, quand Chéri m'a demandé si je trouvais qu'on était "plates" parce qu'on ne sortait pas souvent dans des bars ou des choses comme ça, je me suis remise en question quelques instants. Et après, je me suis dit que ce serait carrément impossible de passer toutes mes soirées à danser ma vie sur des chansons de Lady GaGa. Après tout, j'ai un appartement, des obligations, des dettes, des factures, l'épicerie, et j'en passe... Oui, je suis une adulte. Rien ne m'empêche de sortir fêter avec des amis à l'occasion. Absolument pas! J'ai des plans de fin de semaine à Québec ou à Sherbrooke pour vivre la nuit et dormir le jour! Mais ce n'est plus possible de le faire toutes les semaines, comme au Cégep.

Je pense que la différence entre beaucoup de nos amis et Chéri et moi, c'est nos parcours de vie. Au Cégep, nous étions les deux seuls à ne déjà plus vivre chez nos parents. On menait la belle vie aux résidences, où nos amis venaient nous trouver bien souvent pour fêter. Oui, on en a profité. Et je ne crois pas manquer ma jeunesse en restant bien tranquille les soirs de semaine.

Ce n'est pas la première fois que je fais un billet de ce genre sur mon blogue, mais la question me chicote de plus en plus. Dernièrement, je lisais un article dans le magazine Clin d'Oeil (dans l'édition rose flash de ses 30 ans) qui parlait de la génération Y, la mienne ça l'air. Un tableau indicatif montrait que cette génération-là était une génération gâtée, dépendante et technologique. Pour le dernier point, je suis entièrement d'accord. Pour les autres, je pense que je me suis trompée de génération. L'article disait qu'un bon Y partait de chez ses parents très tard, des Tanguy quoi. Qu'il roulait en voiture de l'année payée par Papa et Maman et que ses seules préoccupations et lui-même et son plaisir.

Il me semble que je suis bien loin de ce portrait quand je réalise que j'entame ma 4e année loin de chez mes parents et que j'arrive à peine à 21 ans. Je paie mes comptes, je gère mon budget et un appartement. Je marche pour aller où je veux (où je me paie une passe de métro/autobus). J'ai l'impression d'être à part dans ma génération. Je ne veux pas dire que je ne suis pas tournée sur moi-même. Hey, regardez ce blogue, à quoi sert-il sinon de parler de moi? Or, j'ose penser que je suis un peu différente de ce portrait grossier d'une génération trop égocentrique.

Peut-être est-ce aussi parce que j'ai toujours été plus vieille de caractère que mon âge. Mais, est-ce vraiment un défaut quand on voit les jeunes de nos jours? Et puis, l'important n'est-il pas d'être heureux?

J'ai besoin de votre opinion, ça m'aide souvent à me forger une idée et à faire grandir les miennes!


J.

jeudi 5 août 2010

Où est Charlie?

Mais où est-elle passée? Elle est au Jean Coutu, pourrait-on répondre.

En fait, je découvre ce que c'est de travailler avec des gens pas fiables, pendant que la moitié du personnel est en vacances. C'est donc à la dernière minute que mon horaire passe de 23 à 35 heures. Sans aucun journée de congé, évidemment.

La seule raison qui me force à rester, c'est que c'est une bonne façon de faire de l'argent pour l'été et durant l'automne puisque je continuerai à temps partiel durant mes études. Or, j'ai hâte que ces dernières recommencent, je ne pourrai plus rentrer pour remplacer tout le monde, ça c'est clair. Je ne peux pas me plaindre d'avoir des heures de plus, ce qui me dérange, c'est plutôt que je remplace des gens qui n'ont aucun conscience des autres. Et je suis incapable de dire non, à moins d'avoir une raison vraiment importante (genre, un mariage, comme la fin de semaine prochaine).

Je dois avouer aussi que je passe davantage de temps sur différents médias sociaux, comme Facebook et Twitter. Disons que la rapidité de ceux-ci m'encouragent à les utiliser quand je n'ai que deux ou trois minutes avant de me coucher pour aller flâner sur le Web. Je profite aussi de mon temps libre avec mon amoureux, ce qui est vraiment apprécié. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent la longue et pénible attente qu'on a eu avant d'être ensemble, pour de bon. Alors, on en profite vraiment chaque fois qu'on peut.

Travaillez plus que prévu me fait mettre de côté des petits projets que j'avais en tête, mais j'imagine que toute chose à une raison. D'ailleurs, ce voyage en Gaspésie-là, il faut que ça se paie (du moins, le transport!)

Sur ce, j'espère que le mois d'août à bien commencer pour vous!

J.

mardi 27 juillet 2010

L'appel de l'Est

Une légère brise frôla lentement ses épaules. Elle frissonna et rajusta le chandail qu'elle avait sur les épaules. Elle se tourna un peu, pour faire face à la mer qui inondait devant elle. Elle était seule, assise sur un banc bleu et regardait devant elle. Les yeux fixés sur l'horizon, elle entendait à peine les bruits ambiants, un mélange de mouettes et de voix qui venaient d'ailleurs, portées par le vent. Elle était si loin dans ses pensées qu'elle n'avait pas senti la présence qui s'approchait lentement.

Elle était si loin dans ses pensées qu'elle ne remarquait même pas le paysage dans lequel elle était plongée. Le soleil descendait lentement derrière les montagnes tandis que les gens qui se mouvaient autour ramassaient tranquillement leur parasol et leurs couvertures. Elle ne voyait pas la vie qui grouillait à ses côtés. Elle était si loin dans ses pensées qu'elle ne remarquait pas le Nouveau-Brunswick qui s'étendait sans fin devant ses yeux. Si loin qu'elle ne sentait plus cet air salin qui emplit vos poumons quand on arrive dans la région. Si loin qu'elle ne remarquait pas le moustique qui était en train de prendre son repas sur le dessus de son pied, elle qui, habituellement, aurait tué l'insecte sans pitié, probablement accompagné d'un sacre puisqu'elle réagissait à ses piqûres, enflant parfois jusqu'à l'infection.

Elle était loin dans ses pensées. Bien plus loin que la petite Gaspésie où elle était. Elle était loin en espace, mais également en temps. Elle pensait à sa jeunesse qu'elle avait vécue ici. Elle pensait à tous ces moments magiques qui avaient comblé son existence de petite fille. Elle n'avait jamais bien compris le rôle que jouait l'eau dans tout ça. Maintenant qu'elle était si loin, elle comprenait. La Baie avait une drôle de façon d'apaiser les gens. C'était probablement elle qui permettait aux habitants d'être plus calmes, plus zen. Si on se mettait à fixer les vagues, on s'apaisait automatiquement. Habiter ici était une bénédiction. Y avoir été élevée aussi, d'ailleurs. Elle le comprenait enfin. Toutes ces années où elle avait tant voulu partir, voir plus grand, plus loin. Elle rêvait de liberté, de grandes villes, de cultures et de rencontres. Elle voulait s'évader, elle se sentait prisonnière. Elle trouvait que l'endroit ne permettait pas de s'épanouir. Elle souhaitait le quitter le plus rapidement possible. Maintenant, elle comprend.

Elle comprend tout ce qu'elle a manqué en souhaitant partir si longtemps. Ses soirées d'adolescentes lui remontent à l'esprit et elle est reconnaissante de les avoir vécues si loin. Les feux sur le bord de la grève, à n'importe quelle heure. Les soirées passées à se promener dans les petits villages. La proximité et la chaleur des gens, ce n'est pas une rumeur. Elle le savait maintenant et tout ça lui manquait alors qu'elle perdait un peu plus de son âme chaque jour durant les longs mois qu'elle passait loin d'ici. Elle était nostalgique. Nostalgique de ce temps où elle attendait l'autobus avec ses voisins, sur le bord de la route. Elle ne vivait pas dans la peur, ni dans l'angoisse. Tout était tranquille, tout était calme, sécuritaire. Elle était habituée à ce genre de monde et elle s'en voulait de ne pas l'avoir compris avant.

Il faut souvent partir, pour mieux revenir. Le dicton n'aura jamais été aussi vrai que cette journée-là où elle contemplait l'horizon en se souvenant. Elle voulait profiter de chaque petit moment, de chaque parcelle de temps passé ici, c'était un retour aux sources qui était nécessaire.

Elle sentit finalement sa présence lorsqu'il s'assit à côté d'elle, prenant sa main dans la sienne. "Il faut y aller, maintenant" murmura-t-il. Elle essuya la larme qui s'était glissée sur sa joue et répondit simplement "Je sais..." Elle se leva et le suivi. Elle quitta l'endroit le coeur gros, mais se promis qu'elle reviendrait aussi souvent que possible. Du moins, elle l'espérait.


J.

jeudi 22 juillet 2010

Long time no see

Vous savez à quel point je peux être paradoxale?

Je le suis au point d'avoir hâte que l'école recommence. J'ai mille et un projets dans la tête. J'espère que ceux-ci déboucheront quelque part. J'ai toujours mille et un projets. Sinon des centaines de milliers. Mais souvent, par manque de temps, de volonté, d'argent surtout, je ne peux pas les réaliser. Cette fois-ci, c'est un peu plus accessible.

Une émission de radio quotidienne, sur les ondes de la radio de l'UQAM? C'est très réalisable. Surtout que le démo est prêt. Mon équipe de travail (5 journalistes en or) et moi voulons nous donner à fond dans ce projet. L'idée est partie d'un projet de fin de session universitaire. On a monté notre propre émission. Un magazine société d'une heure qui aborde des sujets variés. Pas de politique, pas d'économie, ni rien de compliqué. Des sujets sociaux, mais exploités différemment. Pas des sujets d'ailleurs, des sujets d'ici, surtout. Et, on a eu la piqûre! Alors, why not?

Qui plus est, j'ai hâte de recommencer l'école pour voir ma vie sociale revenir. Elle est pratiquement toute partie en Gaspésie pour l'été. Mis à part quelques amis qui sont dans les banlieues ou en Estrie, la plupart sont dans l'Est-du-Québec. Peut-on réellement me blâmer? J'ai passé tant d'années là-bas que mes connaissances les plus importantes y sont, évidemment. La très grande majorité de mes amis sont donc loin de moi pour l'été. Adieu les soirées de filles et les discussions de garçons! Par chance, Chéri est à Montréal. Sinon, je crois que j'aurais été faire un petit tour à l'aile psychiatrique de l'hôpital le plus prêt.

J'ai hâte que l'école recommence pour courir après le temps. Chaque fois que je n'ai pas une minute pour moi-même, je chiale que j'en voudrais. Et le contraire est encore plus vrai. J'ai besoin d'être occupée, sinon je dérive. J'ai besoin de planifier, de concevoir, de penser, de projeter. J'ai besoin de travailler mes neurones. Et, pardonnez-moi, mais ce n'est pas au Jean Coutu que ça arrive souvent. J'ai besoin de déchiffrer des problèmes sociaux, de tenter de comprendre le conflit en Irlande du Nord, de décoder l'information régionale, d'être en contact avec le présent.

J'ai besoin de changements, de rêves, d'horizons. J'ai besoin d'aller en Gaspésie, de décrocher, de revenir en arrière. J'ai besoin d'espace, de temps, de lumières et d'étoiles. J'ai besoin de champs, de soleil, de mer et de plage. J'ai surtout besoin d'un horaire rempli à craquer. D'un agenda prêt à déborder. De délais impossibles à respecter. De travaux longs inimaginables. J'ai besoin de pousser mes limites, de me mettre en suspend et de plonger les yeux fermés. Cet été, je stagne. Dans mon appartement. Les yeux fermés.

J'ai hâte que l'automne arrive parce que l'été est trop chaud. Parce que l'été est trop loin. Loin de tout ce que j'aimerais. Ou presque. J'ai hâte parce que je veux m'inscrire à des activités sportives. Le Pilates et l'escalade me font de l'oeil. Je ne veux plus être sédentaire. J'aime bouger, j'ai toujours bougé. Mais Montréal me maintient les pieds au sol, serré. Ou le ferais-je moi-même? Plein de questions qui volent, rebondissent et repartent dans ma petite tête. Et pour les faire taire, je vends des crèmes. Ah! La vie!


J.

mercredi 14 juillet 2010

Achète-moi si tu peux.

Je suis atteinte d'un mal fatal. Un mal universel que pratiquement toutes les femmes possèdent. Je suis atteinte d'un mal incurable. Un mal qui ne pourra jamais changer.

Le magasinage.

Je suis parfaitement consciente de baigner dans une société totalement capitaliste et surtout consommatrice. Je connais les trucs. Je sais que c'est totalement mental, ce faux sentiment de plaisir quand j'achète. Mais je ne peux pas le contrôler.

Une carte Visa, c'est vraiment la mort. On dirait que dernièrement, je ne fais qu'une seule chose: la remplir. Et croyez-moi, travailler dans un Jean Coutu n'aide pas du tout la chose! Je nage dans les cosmétiques durant toute la journée. Je connais les spéciaux par coeur. J'ai le temps de choisir minutieusement ce que j'aimerais savoir. Malheur à moi quand cet article tombe en vente! Dernièrement, ce sont les produits Marcelle qui sont en liquidation (puisqu'on va avoir les nouveaux). Cette gamme est juste à côté du comptoir. Ce sont les produits les plus faciles à atteindre quand je travaille. Pourquoi, pourquoi, pourquoi, doit-il y a voir une étiquette: rabais-surprise/liquidation sur ces produits? C'est tellement de la torture de les regarder partir sans pouvoir en acheter.

Parce que, malgré le fait que je sois une grande consommatrice, je suis également une très grande planificatrice. Ce qui signifie que je ne dépense pas nécessairement inutilement quand j'ai des choses plus importantes à acheter/payer (comme les factures, le loyer, etc..) Mais reste que la tentation est bien présente.

Pourquoi notre société est-elle devenue si consommatrice? Pourquoi le bonheur des gens dépend-il de leur revenu annuel ou bien de leurs biens matériels? Je me considère très heureuse. J'ai une famille que j'adore (bien qu'elle me manque beaucoup), j'ai une relation stable formidable avec un homme merveilleux, des amis (qui sont loin) extraordinaires. Pourtant, je veux toujours plus, matériellement.

Je veux cette robe-là. Ces souliers-là. Cette crème-là. Ces boucles d'oreilles là. Je veux aller passer une journée là-bas, et puis là-bas. Je veux faire telle et telle activité. C'est plus fort que moi, je veux toujours tellement de choses. Je suis bien avec ce que j'ai, mais j'ai toujours envie de plus.

Qu'est-ce qui nous pousse à être ainsi programmés? À toujours vouloir ce qu'on n'a pas, à ne jamais se contenter de ce qu'on a? Même les gens les plus fortunés en veulent toujours plus. Tellement plus qu'ils finissent dans les abus... Et la grande question est: sont-ils plus heureux?

Alors, pourquoi est-ce que je suis si dépensière?


J.

lundi 12 juillet 2010

Ces femmes-là.

Je suis de celles qui sont prises entre deux générations. Je suis née dans une moment étrange, une époque de changements. J'ai vingt ans. Je navigue entre deux types de femmes. Et souvent, je ne sais pas de quel côté me ranger.

Le premier type est celui de femmes de caractères, celles qui allient travail et famille sans sourciller. C'est le type de femmes qui a découlé des revendications d'équité entre les deux sexes, les enfants des Baby-Boomers qui ont décidé de se mettre sur le même pied que les hommes. Leurs filles sont donc de cette tempe: elles sont fonceuses, elles sont occupées. Elles sont femmes d'affaires, elles gèrent tout. Elles élèvent les enfants tout en pratiquant leur métier. Elles ont beaucoup sacrifié pour leur carrière et elles ont pour but la réussite tant professionnelle que personnelle.

Le second type est le nouveau type, presque l'opposé de ce modèle. Ce sont les jeunes femmes d'aujourd'hui, celles qui semblent vouloir calmer un peu le premier type. Elles se marient jeunes, elles ont des enfants à peine sorties de l'adolescence. La carrière est importante, mais la famille l'est davantage. Elles sont dévouées et sensibles. Elles ne se définissent pas par leur métier, mais plutôt par leur vie en général. Elles sont impatientes d'avoir des enfants et elles misent beaucoup sur la famille. Elles sont en couple depuis longtemps et pour longtemps. L'amour n'est pas une succession d'aventures, mais plutôt un chemin à deux vers le bonheur.

Ces deux types de femmes sont en moi. Sciées. Elles se contemplent, chacune dans leur tour. Elles voudraient prendre le dessus, mais ne savent pas comment l'autre contre-attaquera. Alors, elles se taisent et me laissent choisir. Or, je suis constamment tiraillée entre les deux. J'ai toujours été une femme de tête, carriériste. Je voulais être une grande journaliste.

Pleine d'illusions, j'ai quitté mon petit patelin pour la gran' ville. Désillusion totale. Je suis tombée de haut. Je n'étais plus la seule avec ma détermination. Je ne savais plus où aller. Et puis, il y a Chéri. Chéri qui est resté accroché, qui, malgré ma grande volonté, n'a jamais failli. Il m'a regardé partir, seule, pour Montréal. Il est resté fidèle, amoureux, présent, même à plus d'un millier de kilomètres. Il a tout donné pour notre relation. 1-0 pour le deuxième type. Plus le temps passe, plus je me demande vers lequel je pencherai. Qu'est-ce que je veux vraiment? C'est une grande question qui fait peur.

J'aimerais arrêter de me voir comme celle que les autres voient. Je voudrais ne plus vivre dans l'ombre du passé. Celle que j'étais au secondaire, qui jurait sur tous les toits qu'elle serait une grande journaliste, bien elle a évolué. Je voudrais que les gens le comprennent, l'assimilent. Qu'ils arrêtent de me regarder avec les mêmes yeux, sous mes 15 ans.

J'en ai désormais 20. La vie a changé, j'ai changé. Mes priorités ont bougé. La famille a pris de l'importance, pour moi. Les origines aussi. Mes valeurs ont bougé. Et je pense que c'est la meilleure chose qui me soit arrivée. Mais j'ignore toujours de quel type je suis réellement. Vous pensez que les deux types peuvent cohabiter pendant longtemps?


J.

jeudi 8 juillet 2010

Caniculons

No big news lately. C'est pour ça que je n'écris pas beaucoup. En fait, j'ai commencé le temps plein au Jean Coutu, en remplacement de vacances. J'aime beaucoup, ça me permet de faire quelque chose de mes journées et de profiter (un peu) de l'air climatisé (qui ne fonctionne qu'à moitié). Sinon, j'ai suivi une formation ce lundi. C'est vraiment plus complexe qu'on pourrait le croire, les cosmétiques.

J'ai souvent eu ce mauvais préjugé envers les gens qui souhaitaient aller dans le domaine. Je trouvais que c'était une voie facile, une façon de ne pas se forcer intellectuellement. Or, je dois avouer que certains points sont assez complexes. Durant ma formation, j'ai appris le côté beaucoup plus dermatologique des crèmes, les ingrédients, la biologique humaine, la peau et ses caractéristiques. J'ai appris les propriétés des vitamines et plus encore. J'ai dû avouer qu'il fallait une certaine base en science pour comprendre le tout, base que je n'aurai jamais vraiment. Par contre, je persiste à dire qu'il y a des gens qui se dirigent dans le domaine par paresse. Je dois cependant avouer que ce n'est pas tout le monde et que certains ont vraiment une passion pour le domaine.

Sinon, comme tous les gens du sud du Québec, je souffre de la chaleur accablante qui s'est installée sur la province. Disons que ça me donne une autre raison de regretter ma belle Gaspésie, où la température oscille entre 15 et 25 degrés, sans humidex. Bien sûr, je comprends que les gens de là-bas souhaitent avoir un été plus chaud. Cependant, s'ils venaient quelques nuits dormir dans mon appartement, ils comprendraient.

Chéri et moi avons essayé tous les trucs inimaginables afin de faire baisser la température de l'appartement. Un 4 et demi au 2e étage, disons que ça tendance à garder sa chaleur. Par contre, je sais que cet hiver, je vais être très contente de mon choix. Par ailleurs, j'essaie de garder le moral en me disant qu'une canicule ne dure pas un mois et que bientôt, la température sera plus supportable.

L'été passe à une vitesse incroyable. J'en profite comme je peux. Je dois avouer que j'ai hâte à l'automne. La routine d'école me manque. Je dois être une des rares personnes qui aiment sincèrement être à l'école. Oui, je trouve que ça prend beaucoup de temps, mais j'aime apprendre, j'aime la culture, j'aime découvrir. Et je pense que l'école est l'endroit pour le faire. D'ailleurs, je songe de plus en plus à continuer après mon baccalauréat. Maîtrise? Certificats? J'ignore encore, mais je sais que je ne serai jamais vraiment capable d'arrêter. Il y a toujours les cours à distance, si je veux fuir Montréal le plus rapidement possible... Il n'y a qu'une seule chose qui pourrait m'arrêter et j'essaie énormément de l'en empêcher... L'argent.


J.

jeudi 1 juillet 2010

Temps & distance

On dit que lorsqu'on rencontre l'amour de sa vie, le temps s'arrête. Et bien c'est vrai... Ce qu'on ne vous dit pas, c'est que quand le temps reprend son cours, il file à une vitesse folle pour rattraper son retard. (Big Fish)

J'aime beaucoup cette citation. Je n'ai pas vu le film, j'ai seulement trouvé ces paroles sur Facebook, dans le statut d'un contact. Et ça m'a porté à réfléchir un peu. Je trouvais ces paroles très réalistes, surtout présentement. J'ai fais un article, dernièrement, qui racontait que le temps est subjectif. Je le constate de plus en plus. Juste le fait de ne plus être seule à Montréal fait passer le temps plus vite. Probablement le fait aussi de faire beaucoup d'heures au travail. Tout ça pour dire que mon mois de mai avait l'air d'être aussi long qu'une année, et que celui de juin s'est repris pour sembler glisser sur l'eau tellement il est parti rapidement.

Quand je suis seule, j'ai trop de temps pour penser et ça m'effraie parfois. Voilà pourquoi je me censure ou je m'empêche d'écrire. Je préfère occuper mon temps autrement. Comme terminer l'excellent Que serais-je sans toi de Guillaume Musso. Je crois que je viens de découvrir un coup de coeur. En deux journées à peine, j'avais dévoré ce roman. Ou encore terminé la troisième (et dernière, gratuite) saison de Radio Enfer sur Illico sur Demande. Ça me permet de garder mon esprit occupé.

Car, même si Chéri est définitivement à mes côtés, il manque toujours des pièces vitales dans le casse-tête de ma vie. Je suis infiniment douée pour me faire des amis qui ne seront pas à mes côtés tous les jours de ma vie. Mes relations les plus proches sont toutes à une distance inimaginable de moi. Alors, je tente de les conserver grâce à des réseaux sociaux ou les courriels. Que peut-on faire de plus? Je suis douée pour les relations à distance, c'est ce que j'en suis venue à comprendre. Par contre, j'ai foutrement hâte de les revoir, ces amis-là. Certains passent leur été en Gaspésie (les chanceux!), d'autres sont à Québec car leurs études se font dans cette ville.

Tout cet article pour dire que le temps est une chose bien spéciale et je crois que lui et moi, on ne sera jamais de grands amis. D'ailleurs, son amie la distance non plus, je ne la porte pas dans mon coeur. Pourtant, je dois bien vivre avec, car ils sont indissociables de mon existence depuis cette journée d'août 2007 où j'ai quitté la maison familiale.


J.

mercredi 30 juin 2010

Apparences

Qu'est-ce que les gens remarquent de moi lorsque je me promène dans la rue? C'est une question qui m'est venue lorsque je suis sortie faire quelques courses dans l'espoir de pouvoir faire des muffins (je suis totalement addicted des muffins bananes/extra-chocolat!). Quelle image est-ce que je projette?

Est-ce qu'on me perçoit comme une adolescente ou une jeune femme? Je sais que je tangue entre les deux, parfois. Depuis quelque temps, je sens que l'adolescente quitte tranquillement mon esprit. Par contre, physiquement, je sais que ce n'est pas la femme qui ressort en premier. J'ai l'air plus jeune que mon âge... Oui mais jusqu'à quel point? Que pensent les hommes qui me regardent dans la rue? À leur fille ou à leur amante?

Est-ce qu'on remarque je ne viens pas de Montréal? Si je parle un peu, on peut facilement discerner un petit accent, caché derrière quelques années d'exil. Pourtant, mon coeur crie la Gaspésie à tue-tête. Est-ce que mes gestes trahissent ma provenance? J'ai quelques habitudes qui détonnent avec celles de Montréalais, je le remarque. Je laisse passer les voitures sans nécessairement avoir l'air fâchée, lorsque je suis piétonne. Je fais même mes angles morts, à pied! Je souris aux automobilistes qui me laissent la voie libre, je remercie toujours les gens qui m'ouvrent les portes. Je suis sympathique avec les commis et les vendeurs. Je leur souhaite chaque fois une bonne journée. Je marche plus lentement que la moyenne des gens, je laisse passer les métros.

Mais le remarque-t-on vraiment? Quand je me promène dans la rue, j'observe. M'observe-t-on également? Que retient-on de moi? On remarque probablement ma grandeur, assez petite. On admire peut-être mes courbes, que je mets parfois en évidence. Aime-t-on le fait que je suis fière de ne pas être un cure-dent? Remarque-t-on mes cheveux qui se balancent dans mon dos au rythme de mes hanches? Que voit-on dans mes yeux? Peut-on y lire la détermination de prouver que je ne suis pas seulement des fesses et une paire de seins? Est-on capable de remarquer que je ressens plus de fierté à me faire complimenter pour mes textes et mes idées que pour mon physique? Peut-on voir la peine qui s'est installée depuis que je suis à Montréal et l'envie de retourner dans ma chère Gaspésie? Peut-on voir que je suis une fille de la mer et que l'air de la ville me rend malade?

Je ne me suis jamais trouvé particulièrement jolie (un souvenir des années 1990 où les lunettes plus grosses que le visage était à la mode), alors quand je reçois des compliments dans la rue (vulgaire ou non), je ne sais jamais vraiment comment les interpréter. Suis-je que cela? Une jolie femme. Est-il possible de dégager autre chose? L'esprit n'est-il que présent lors d'échanges de paroles ou peut-on le percevoir dans l'aura de la personne?

Décidément, ma petite marche pour aller faire mes commissions m'a amené plus loin que je ne l'aurais pensé.


J.

lundi 28 juin 2010

Chute libre

Le titre l'indique bien. En fait, ce n'est pas moi qui soit en chute libre, pas même que mon blogue. Mais plutôt ma présence sur l'univers Web. En fait, je passe en moyenne moins d'une heure par jour sur mon ordinateur depuis quelque temps, ce qui s'avère être un record national puisque j'avais tendance à l'utiliser un peu trop.

La seule raison pour laquelle ma présence virtuelle se retrouve diminuée est le travail. En fait, j'ai beaucoup travaillé dernièrement alors que je n'étais pas censée. Plusieurs de mes collègues ont appelé à la dernière minute à cause d'empêchements ce qui fait que je me suis retrouvée à les remplacer. Ça ne me dérange pas du tout de travailler, mais je déteste être appelée à la dernière minute. Je ne travaillerais jamais sur appel. Pas pour un emploi de la sorte. Si je suis journaliste, je serai pour appel par rapport aux sujets et aux endroits, mais je ne serai pas réveillée le matin pour remplacer à un collègue, du moins très rarement. Parce que ce n'est pas seulement une fois que j'ai remplacé en fin de semaine, c'est plutôt plusieurs fois. Par chance, je devrais avoir ma prochaine fin de semaine de libre. Chéri n'est qu'en congé ces deux journées-là, alors j'aime bien pouvoir passer du temps avec lui.

Parlant de Chéri, tout fonctionne comme sur des roulettes dans notre colocation. Puisque nous avions déjà habité ensemble en résidences, je crois que ça rend la chose plus facile. Il s'implique dans les tâches quotidiennes, ce qui me donne plus de temps pour moi-même quand il est absent, c'est génial. On essaie de visiter un peu Montréal, de se promener et de découvrir de nouveaux endroits. Assez difficile quand l'argent n'est pas ce qui est le plus abondant. On essaie des trucs simples.

Puisque je n'ai plus le temps d'aller sur l'ordinateur, je n'ai pas beaucoup de temps pour lire non plus. Par contre, dernièrement, j'ai réussi à terminer un excellent livre: La nostalgie de l'ange d'Alice Sebold. Le célèbre réalisateur Peter Jackson en a fait une adaptation cinématographie qui est sortie au début de l'année 2010, adaptation que j'ai visionnée après ma lecture. Laissez-moi vous dire que le film rend très bien l'histoire. Même que je pourrais facilement dire que c'est la meilleure adaptation que j'ai vue, mis à part Harry Potter & la pierre philosophale. Le scénario du film rend vraiment hommage à l'histoire qui est touchante et bouleversante. J'ai adoré.

Je vous laisse sur une citation de mon livre préféré. Je l'ai écrite à une amie, ce matin, et je me suis dit qu'elle vous plairait peut-être. C'est devenu mon leitmotiv.

C'est une personne la vie, une personne qu'il faut prendre comme partenaire. Entrer dans la valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir puis elle t'attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois elle t'écrase les pieds, parfois elle te fait valser. Il faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant, en prenant des petites pilules pour amortir le choc. Valser, valser, valser. Franchir les épreuves qu'elle t'envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée. (Katherine Pancol)


J.

mardi 22 juin 2010

Mardi soir, sans inspiration

Je n'ai rien à dire, mais j'ai envie d'écrire. En fait, plein de choses se bousculent dans ma tête mais je préfère me taire. C'est souvent le cas, car je sais que beaucoup de gens que je connais jettent un coup d'oeil à mon blogue. Ce ne sont pas des sujets en précis, seulement des inspirations du moment qui pourraient porter à confusion. J'aime beaucoup l'écriture. J'aime inventer des histoires, créer des personnages. J'aime mettre une ambiance, suggérer des chutes, tenir le lecteur en haleine. Or, trop souvent, on tente de faire des liens entre mon écriture et ma vie. Pourtant, mon imagination n'a aucune limite. Je regarde autour de moi et des histoires se créent. J'observe les gens, la façon dont ils marchent. La vitesse de leurs pas. La tristesse de leurs regards.

Je pourrais écrire des mots, de phrases, des paragraphes, des pages, juste avec un regard, un mouvement. Bien souvent, je mélange mes émotions et d'autres situations. Or, rien n'est véritablement en lien direct avec ma vie. Pourtant, je me censure quand même.

Je suis allée à la Ronde aujourd'hui. La première fois de ma vie. C'était vraiment une belle journée, ensoleillée. Une journée relaxe avec un ami gaspésien. Il avait une passe d'une journée gratuite, il me l'a gentiment offert. Je n'ai pas fait les plus gros manèges. J'avais cette petite peur au ventre, celle qui nous retient devant l'inconnu. Une prochaine fois, peut-être.

Il y avait tant de gens. Les jeunes du secondaire ayant probablement terminé depuis peu, ils étaient excités d'enfin pouvoir profiter de la passe-saison copieusement offerte par Papa & Maman pour se débarrasser d'eux durant quelques jours. Si je m'ennuie beaucoup des petits avec lesquels j'ai travaillé au camp de jour l'été passé, une chose est certaine, ce n'est pas le cas avec les adolescents. C'est vraiment l'âge ingrat. L'âge où on se fout un peu de tout le monde. Alors, une journée à la Ronde entourée de milliers d'adolescents, je vous laisse deviner.

En terminant, je dirai une seule chose (n'ayant aucun rapport avec les propos précédents): je suis en train de me créer une dépendance à Twitter. Des trucs/conseils pour m'en sauver?


J.

vendredi 18 juin 2010

Perceptions

C'est fou comme le temps est subjectif.

Comme le temps, cette semaine, a passé à la vitesse de l'éclair. J'ai eu une belle petite semaine de congé pour profiter du temps avec mon amoureux. Je ne le dirai jamais assez: à quel point je suis contente qu'il soit enfin arrivé. Qui plus est, à mon emploi, ils sont plutôt compréhensifs. Par contre, je dois toujours faire une fin de semaine sur deux et celle-ci est la mienne. J'aime beaucoup mon environnement de travail et mes collègues alors ça ne me dérange pas trop de rentrer travailler. Par contre, il y a toujours une petite voix intérieure qui me dit qu'un emploi dans mon domaine d'études aurait été encore plus parfait. Mais bon. Puisqu'on ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, il faut faire avec ce qu'on a. Et je suis assez satisfaite du boulot que j'ai déniché, finalement, après toutes ces recherches.

Comme je le disais, le temps est subjectif. Je pense même que c'est la chose la plus subjective qui existe. C'est définitivement une question de perception. L'amour et la beauté sont aussi très subjectifs. Mais jamais autant que le temps. Personne ne peut se jouer du temps. Il est grand maître dans tout. On n'a pas le choix de lui obéir. Il décide, on suit. On ne peut pas revenir en arrière ni voir le futur. Le temps nous oblige à profiter du présent. Et bien souvent, on en est totalement incapable. On regrette sans cesse des souvenirs. Ou on imagine un futur irréalisable. On préfère vivre dans nos rêves, nos regrets, nos espoirs, nos remords. Plutôt que de saisir l'instant présent. Plus que de fermer les yeux et avancer. De juste suivre le courant. On trouve que le temps ne passe pas assez vite. On voudrait avoir terminé l'école, on voudrait déjà travailler, avoir un salaire. On voudrait une maison, des enfants, un chien. On voudrait trouver l'amour, être heureux en couple. Plus tard, on regrette nos années d'études, nos folies de jeunesse. On voudrait revivre nos 20 ans. On essaie d'effacer ces marques que le temps nous impose.

On tente de cacher son emprise sur nous, sur notre corps. On voudrait avoir l'air de ne jamais avoir vécu. Or, toutes ces expériences-là nous enrichissent. Nos rides ne sont que le reflet de notre vie, du chemin parcouru, des épreuves traversées. Quand je vois des femmes qui viennent se faire conseiller des crèmes anti-rides, qui tentent tant bien que mal de camoufler leur temps, je suis triste. Il n'y a absolument rien de mal à prendre soin de soi, de sa peau, au contraire. Sinon je ne serais pas cosméticienne à temps partiel. Cependant, je pense que les marques que le temps nous donne sont nécessaires, utiles. Elles nous permettent de nous souvenir, de ne jamais oublier. Parce que c'est en oubliant, qu'on vieillit finalement...


J.

dimanche 13 juin 2010

Je suis heureuse.

Heureuse. Heureuse. Heureuse.

Il me rend heureuse. Il me rend heureuse et légère. C'est un sentiment si parfait, cet amour qui nous unit.

Il est finalement arrivé hier soir. Je l'attendais patiemment. Difficile de s'occuper le corps et l'esprit durant ce temps. J'ai lu, j'ai relaxé, j'ai frotté. J'ai nettoyé tout ce qui me tombait sous la main. La journée est passée, lentement. Quand il est arrivé, je l'ai serré si fort que j'ai cru lui casser les côtes. Je tremblais de tout mon corps tellement j'étais heureuse du moment. Il y aurait pu y avoir des dizaines de personnes autour de nous, je ne voyais que lui. Lui et son adorable sourire. Ses yeux, pétillants de bonheur, quoiqu'un peu fatigués par la longue route.

Je ne voulais pas défaire mon emprise, de peur qu'il reparte. "Ne pars plus jamais" lui ai-je dit. Il a acquiescé. Il comprenait. Dans son coeur, c'était la même petite voix que dans la mienne qui parlait. Lentement, on a installé toutes ses choses dans mon appartement. Appartement qui, tranquillement, devenait le nôtre. Tout semblait naturel, comme si c'était des mouvements qui étaient destinés à être posés. Cette soirée-là, quand nous nous sommes endormis, l'un contre l'autre, j'avais peine à croire que mes prières avaient été exhaussées. Il était là, près de moi. Je sentais son souffle chaud dans mon oreille. Sa respiration lente et constante m'a doucement bercée jusque dans les bras de Morphée.

À mon réveil, il était toujours là. Je l'ai regardé dormir. J'étais comblée. Heureuse. Amoureuse. Complète.

Maintenant, on en profite. On passe du temps ensemble, tout le temps qu'on a passé si loin, on veut le rattraper d'une façon où d'une autre. On en profite lentement. Lentement parce qu'on a toujours été pressé de tout. Alors là, puisqu'aucun des deux n'a à partir, on en profite.

vendredi 11 juin 2010

Demain sera un commencement

Demain. Demain. Demain.

J'ai peine à y croire. Honnêtement, mon cerveau ne comprend pas l'ampleur de la journée de demain. En fait, c'est simple. J'ai toujours été habituée de compter les dodos. Depuis plus d'un an, je compte les dodos avant de revoir Chéri. Depuis un an, je me suis habituée à son absence physique. J'ai appris à développer une extrême confiance. Et il le sait. J'ai appris l'indépendance. La franchise. J'ai aussi appris la peur. La tristesse. Chaque fois que je le laissais partir. Mon cerveau est habitué de compter les dodos, d'espérer son retour, d'imaginer l'instant où il me serra dans ses bras. Mon cerveau imagine son retour. Mon coeur qui palpite quand je l'aperçois! Ce qu'il est beau! me dirais-je encore une fois. Son petit sourire, timide. Je me jetterai dans ses bras, finalement. Et on s'embrassera.

Je suis habituée à la passion, au besoin de tout faire rapidement, ensemble. Je suis habituée de le voir quelques jours, puis de retomber dans mon quotidien. Alors, cette fois-ci, mon cerveau ne comprend pas ce que je lui demande: de ne plus avoir peur. Mon cerveau ne comprend pas que, cette fois-ci, il ne repartira pas, dans sa petite Civic, pour sillonner la moitié du Québec et rentrer chez lui. Je ne comprends pas que, pour une fois, il n'y aura pas de larmes après nos retrouvailles. Pour une fois, il n'y aura que de la joie. Et pas cette petite vois dans ma tête qui me souffle: profites-en bien, il repart bientôt! Il n'y aura pas d'horloges pour tourner ses aiguilles trop rapidement, pas de tic-tac pour faire battre nos coeurs deux fois plus vite. Il n'y aura pas de raison de se stresser, pas de raison pour ne pas en profiter. Il n'y aura pas plein d'invités (qui ont fait le voyage avec lui), il n'y aura pas d'obligation ailleurs.

Il n'y aura que lui et moi. Maintenant. Ensemble. Il n'y aura pas de lendemain. Seulement un présent, stable, un présent unique, un présent à réapprendre, à travailler, à comprendre. Un présent à s'adapter, un présent à aimer, à chérir. Un présent à se souvenir. Parce que je ne veux jamais oublier. Jamais. Oublier. Ne jamais tenir pour acquis ce que j'ai. Ça été ma plus belle leçon durant cette année à distance. Ne jamais compter sur ce qu'on a. Il y a toujours moyen de le perdre. Alors, il faut faire des efforts. Il faut parler, mettre de l'eau dans son vin. Il faut expliquer, comprendre, négocier. Il faut aimer, s'attendrir et en laisser passer. Ainsi fonctionne la vie. Je ne veux pas oublier combien de larmes j'ai versées, combien de nuit, seule, j'ai passées. Je ne veux jamais oublier ces difficiles séparations, quand on ignore le moment où on pourra se revoir en chair et en os. Je ne veux pas oublier toutes ses soirées sur Skype, à se raconter nos quotidiens, si différents. Je ne veux pas oublier les millions de messages textes envoyés tous les jours, pour se tenir au courant quand on n'avait pas le temps.

Je ne veux pas oublier tous ces efforts qui ont valu la peine. Je ne veux pas oublier le chemin par lequel on a du passé, pour finalement être ensemble, pour de bon.

Demain, tout sera terminé. Après (environ) 380 jours loin l'un de l'autre, demain on se retrouve finalement. Pour commencer une toute nouvelle vie. Notre vie.


J.

lundi 7 juin 2010

Crise de féminisme

Depuis ce matin, j'essaie de comprendre comment installer une tablette dans ma salle de bain. En fait, je l'ai mise en place une première fois, pensant qu'elle serait solide. Or, je m'étais trompée. Les vis ne tenaient pas en place dans le mur, évidemment.

Donc, maintenant, pour que mon mur ne se retrouve pas rempli de petits trous, je pense. Je cogite. Je fais travailler ma cervelle. Comment m'assurer qu'il y a une fondation derrière le mur? J'aimerais avoir des yeux bioniques me permettant de voir la structure de mon appartement, ça serait si simple. Sauf que là, je dois me débrouiller toute seule. Je n'aurais pas le choix d'aller faire un petit tour à la quincaillerie cette semaine.

Toutes les personnes auxquelles j'ai demandé des explications et des solutions pour mon problème de tablette m'ont répondu la même chose: attends que ton amoureux arrive.

Ça me fâche un peu ce genre de réactions. Pourquoi ne serais-je pas capable de faire des travaux manuels moi-même? Oui, peut-être est-ce que je n'ai pas placé ma tablette au bon endroit. Or, je peux facilement aller faire un petit tour à la quincaillerie et trouver des ancrages pour mes vis. Pourquoi est-ce qu'une femme a absolument besoin d'hommes pour faire des travaux d'entretien? Ce n'est pas comme si ma tablette était lourde non plus. Je suis parfaitement capable de me débrouiller toute seule.

Je trouve que cette attitude-là, de laisser aux hommes les travaux plus physiques et de garder les travaux ménagers, c'est un peu dépassé. Moi, je suis pour les hommes qui aident à faire le ménage. Je suis pour les hommes qui partagent les tâches ménagères. Et surtout pour les femmes qui se débrouillent toutes seules quand elles ont des trucs à installer. Bien sûr, il y a des choses qui demandent plusieurs mains. Pourquoi pas plusieurs mains de femmes?

En tout cas, pour l'instant, ma tablette est en suspens puisque je travaille beaucoup. À peine 1 mois après mon arrivée, je suis celle qui remplace durant la journée, j'imagine que c'est parce que je ne suis pas si mauvaise (ou parce qu'ils sont vraiment mal pris). Jeudi, je retourne à ma tablette. Croyez-moi, d'ici samedi, elle sera installée.

Oh, et par le fait même, je suis sur Twitter. En fait, j'essaie de comprendre comment Twitter fonctionne. Si vous avez un compte, vous pouvez me suivre: jo_030, aka La Brunette. Ben oui, encore mon personnage! J'ai de la difficulté à donner mon vrai nom sur Internet. Surement un vestige de la paranoïa de mes parents à propos du Web. Quoique, je pense qu'ils ont raison un peu. Mais bon, puisqu'on en parle, le "J." que je signe à la fin de mes articles, il réfère à quoi selon vous? (Ps: Ceux qui me lisent et me connaissent personnellement, ne dévoilez pas la réponse!)

Sur ce, je terminerai mon billet sur cette petite note: 4 dodos, 4 dodos, 4 dodos !!!! :)


J.

samedi 5 juin 2010

1 semaine. 7 jours. 168 heures. 10 080 minutes.

Cette semaine, c'est le genre de semaine qui passe vite. Le genre de semaine où je travaille pratiquement tous les jours. Le genre de semaine que je ne vois pas passer, que je n'ai pas le temps de m'ennuyer ni même de faire du ménage. Le genre de semaine qui me donne un peu mal dans le dos (je sais, je DOIS aller m'acheter de nouveaux souliers pour travailler). Cette semaine, c'est le genre de semaine où je remplace à la job et que je n'ai pas le temps de penser à autre chose que: nettoyant - exfoliant - tonique. Le genre de semaine que j'aime quand je n'ai rien à faire. Cette semaine, c'est le genre de semaine où j'ai commencé environ 8 billets que je les ai tous terminés après quelques lignes, trouvant mes propos insignifiants. Le genre de billets qui ne vaut pas vraiment la peine d'être postés parce que ça ne veut rien dire.

Cette semaine, ç'a passé vite. Pour la première fois depuis longtemps. Et maintenant, maintenant il ne reste que 7 dodos. Une semaine pile-poil. Dans une semaine tapante, à cette heure-ci, ne me cherchez pas. Je serai confortablement installée dans les bras de Chéri. Je serai enfin heureuse.

Je sais que je donne l'impression d'être une dépendante affective de premier niveau avec cette dernière phrase, fort heureusement il y a un contexte. Comme une année à distance, 2 mois sans se voir du tout, le fait que je sois complètement seule (et perdue à Montréal). Probablement aussi le fait que j'aime ça, être dans les bras d'un homme. Mon homme. Personne ne pourrait vraiment me reprocher le dernier point. Je m'émeus de voir des couples dans la rue, un petit pincement au coeur. J'ai hâte de pouvoir, moi aussi, me promener en montrant mon amour. Me promener et rayonner, juste parce qu'il est à côté de moi. La distance, on l'aura vaincue. Par contre, je ne peux pas seulement en dire du mal. Cette distance-là, elle va nous avoir appris plusieurs choses sur nous-mêmes et sur notre couple. On est fait fort, c'est clair.

Cette semaine, ç'a passé vite. J'ai même pris le temps de lire (mais pas assez d'écrire, comme toujours...). Je suis plongée dans le dernier roman de Katherine Pancol (un très gros coup de coeur): Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. C'est doux, simple, poétique, bien écrit, joyeux, triste et magnifique tout à la fois. J'ai adoré tous ces romans et je suis complètement absorbée par son histoire. Je suis si captivée parfois que j'oublie qu'il est l'heure de me coucher. Je continue de tourner les pages, de tourner les pages et de tourner les pages. Et des pages, ce n'est pas ce qui manque. Pratiquement 900 pages pleines, 900 pages magiques, 900 pages qui m'apportent loin, loin, loin. 900 pages qui me transforment tantôt en Hortense, la petite peste déterminée qui a décidé de ne laisser aucun homme briser ses rêves. Tantôt Joséphine, sa mère, qui se ratatine chez elle, désespérée de vieillir seule et sans courage. Tantôt Zoé, qui avance tranquillement dans l'adolescence et qui découvrir les plaisirs la vie. Tantôt Shirley, qui a peur. Gary, le jeune bohème. Philippe, l'amoureux malheureux. Chaque personne me touche, me fait pleurer, rire, penser. Et quelle plume. J'en ai rarement vu une aussi pointue, juste et précise.

Sinon je travaille encore beaucoup la semaine qui s'en vient, surtout au début de la semaine. Parce que j'ai demandé un congé la fin de semaine prochaine. Guess why? J'ai tellement hâte de le revoir, je sens que nos retrouvailles seront euphoriques.


J.

mardi 1 juin 2010

Fierté gaspésienne

Jeudi 3 juin prochain, si vous voyez des gens habillés en bleu, c'est peut-être parce qu'ils sont fiers de leurs origines. En effet, le 3 juin 2010 sera la 4e journée de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Une journée créée pour célébrer les Gaspésiens et Madelinots d'origines ou d'adoption qui sont fiers de leur provenance. Quand l'évènement a été créé, j'étais à la fin de mon secondaire et je trouvé l'idée plutôt banale. Je n'étais jamais partie de ma région. Je ne comprenais pas que les gens avaient besoin de ce genre de journée pour exprimer leur fierté. Parce que, croyez-moi, s'il y a des gens fiers au Québec, ce sont les Gaspésiens. Demandez-leur d'où ils viennent et ils ont la Gaspésie tatouée sur le coeur.

Je travaille ce jeudi. Mais sachez que sous mon petit uniforme de cosméticienne, je porterai un chandail bleu. Je vais probablement essayé de me trouver des accessoires bleus, afin de donner un petit clin d'oeil à cette journée gaspésienne. Parce que, même si je suis si loin, je me sens plus Gaspésienne que jamais. C'est étrange à quel point nos origines peuvent s'avérer importantes lorsqu'on est hors de sa région. D'ailleurs, dans le même ordre d'idées, j'ai reçu une proposition fort alléchante. Bien sûr, ce n'est qu'un prototype d'idée, mais c'est assez excitant. En fait, une des radios gaspésiennes qui a diffusé mon premier reportage m'offre un partenariat dans la prochaine année, soit la possibilité de réaliser des reportages pour eux, en direct de Montréal. Parler de la Gaspésie, alors que je suis loin de celle-ci. N'y a-t-il pas une offre plus parfaite? Qui plus est, ça me permettra de mettre de l'expérience dans mon curriculum vitae. Je ne veux pas m'avancer trop vite, alors j'attends des développements sur cette proposition, mais depuis hier, je flotte sur un petit nuage. Après la décision de Chéri, cette nouvelle-là est venue couronnée le 31 mai 2010 comme journée exceptionnelle.

Ma prochaine année scolaire s'annonce donc extrêmement positive. Étrangement, je suis presque en paix avec mon choix de continuer en journalisme. Peut-être est-ce que parce que j'ai l'impression d'avoir trouvé la branche qui m'intéressait plus que les autres: les régions. S'il y a des journalistes culturels, sportifs, internationaux, politiques, ne devrait-il pas y avoir des journalistes spécialisés dans les régions de notre belle et grande province? Surtout qu'il y a plusieurs régions qui sont trop souvent oubliées. Pourquoi devrais-je me forcer à pratiquer une forme de journalisme qui m'ennuie (l'économie très peu pour moi)? Et surtout, si j'ai des opportunités pour en parler, de mes chères régions, je crois que le mieux que je puisse faire est de sauter sur l'occasion.

Une de mes amies m'a déjà dit un jour: Good things happen to good people. J'ai envie de la croire, envie de me dire que ces bonnes nouvelles sont une manifestation du karma. What goes around comes around. Je ne dis pas nécessairement que les gens qui subissent des épreuves méritent celles-ci (au contraire, bien souvent), je prends plutôt le côté positif de ces citations. Je me dis que tous les petits moments difficiles sont récompensés quand on y croitsuffisamment. J'ai toujours été une grande rêveuse. Je fais très (trop?) confiance au destin. En fait, c'est une caractéristique qui me vient des femmes de ma famille. On a une capacité à accepter ce qui est impossible à changer (comme le temps, par exemple). Ce qui fait que, dans les moments difficiles, on s'accroche plutôt au positif (du moins, le plus souvent possible, car je n'ai pas été un exemple durant le mois de mai). Il y a une espèce de naïveté dans ces croyances, j'ai l'impression, mais elle nous permet de ne pas sombrer dans une torpeur, une noirceur intérieure. Alors, j'aime mieux être heureusement naïve que cruellement triste.


J.

lundi 31 mai 2010

Things do not happen. Things are made to happen.

J'imagine que c'est plus fort que moi, il faut toujours que j'écrive des billets en lien avec l'amour. Je suis une éternelle romantique. Je pourrais même dire une romantique finie. Et ce dont j'avais toujours rêvé, j'ai l'impression de l'avoir trouvé, ce qui fait que j'ai beaucoup de difficulté à ne pas en parler. Je ne veux surtout pas l'air de me sentir mieux que d'autres en parlant de mon histoire d'amour de contes de fées, c'est plutôt que j'ai besoin de partager ce que je vis et comment je me sens. Pour avoir été une célibataire finie et endurcie avant de rencontrer Chéri, je compatis énormément avec tous les célibataires de ce monde. Quand je leur réponds: "je comprends" lorsqu'ils me parlent de leur solitude, je comprends réellement. Je l'ai vécu durant de nombreuses années. Pas facile non plus pour une adolescente de voir toutes ses amies en couple et d'être une des seules à ne pas l'être. Difficile pour l'estime de soi, surtout. Qu'a-t-on de si différent, se demande-t-on. Bref, vous comprenez que je suis un peu dans les camps quand vient le temps des confidences et des mises en contexte.

Il y a des matins où on se réveille et on ignore qu'une grosse décision sera prise. Un peu comme ce matin, où, la première que j'ai vue sur mon ordinateur était un message de Chéri, me disant de l'appeler aussitôt que je pouvais (allo la panique, je m'imagine toujours tellement de scénarios désastreux dans ces moments-là). Ce qu'il m'a annoncé n'était pas sujet à la panique, mais pas très loin, je dois l'avouer. Il a reçu une offre d'emploi. Permanent. Dans un domaine qui l'intéresse énormément. Et qui lui donnait sûrement des chances d'atteindre un but qu'il s'était fixé. Une offre d'emploi ... à Val-d'Or.

Quand il m'a annoncé cela, j'ai tremblé en dedans. 12 dodos et c'était encore remis en cause. 12 dodos et on était plus certain. 12 dodos et... toute seule. Il a continué à parler. Mon coeur commençait déjà à fondre. J'extrapolais déjà. Je me voyais seule à Montréal, pour l'été. Je savais que de continuer à distance porterait un coup dur à notre couple. Coup qui y mettrait peut-être fin. Il a continué à parler, encore. Il m'a expliqué lentement qu'il avait refusé, sur le coup. Il a ensuite écrit un message à la compagnie pour lui expliquer qu'il serait très intéressé, mais que les circonstances du moment ne le permettent pas d'accepter. Que la situation géographique non plus ne le permettait pas. Je le laissais parler, j'étais sans voix.

Je lui ai toujours dit de choisir en fonction de lui et lui seul. Que son avenir, il devait le choisir en fonction de ses goûts, de ses aspirations, de ses rêves. Or, il m'a dit qu'il ne serait pas heureux s'il partait. Sans se le dire, on le sait très bien, ce que cela affecterait. Il m'a même dit que sa famille était un peu déçue de son choix. Qu'est-ce que je pouvais bien en penser? J'étais un peu sous le choc. Une telle preuve d'amour à mon égard, c'est beaucoup plus que ce que je n'ai jamais reçu en dose d'amour. Du moins, d'un niveau affectif et masculin (parce que j'ai des amies et une famille géniales). En fait, je suis complètement dépassée par les évènements. Je savais au fond de moi que notre amour est vraiment fort. Que malgré le fait que nous n'avons que 20 ans, nous sommes prêts à commencer notre vie ensemble. Sauf que, de se le faire confirmer de cette façon, ça frappe. D'une merveilleuse façon, certes, mais ça frappe.

Je lui ai di que s'il était certain de son choix, nous le défendrions. Contre ceux qui ne pensent pas que ce soit le bon. En fait, qu'on se ficherait bien de ce que les autres pourraient penser. Je vais devoir travailler, cependant, à faire taire la petite voix cachée au fond de ma tête qui me chuchote qu'il pourrait regretter un jour. Il m'assure du contraire, mais j'ai peur qu'il se réveille dans quelques années en se disant qu'il n'avait pas choisi la bonne chose. Or, il m'assure qu'il ne veut qu'une seule chose: commencer sa vie d'adulte avec moi. Tant d'amour m'a jetée par terre, littéralement. Je suis émue, touchée, reconnaissante. En fait, je n'ai pas les mots pour exprimer tous les sentiments qui peuvent m'habiter.

Je ne pensais pas qu'un jour, moi, la petite fille timide avec des lunettes que j'étais, devienne un petit papillon épanoui (parce que je n'ai plus de lunettes, merci à la personne qui a inventé des verres de contact!) Je ne pensais pas un jour vivre une histoire d'amour comme celle-là. Une histoire d'amour qui contient plus de joie que de peine, une histoire d'amour douce et romantique, une histoire d'amour désintéressée et réciproque. Je me compte tellement chanceuse de l'avoir rencontré. Et je suis encore plus chanceuse qu'il ait décidé de sacrifier un tout petit peu de son avenir pour être avec moi. Parce qu'il me l'a si bien dit, son avenir, c'est moi. Ahh, je l'aime tant :)


J.

Ps: Le titre est une citation de JFK, qu'une de mes amies m'a fait découvrir! :)

jeudi 27 mai 2010

Canicule & cie

Parfois, c'est bien vrai que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Plusieurs personnes à ma job sont tombées malades où n'ont pas pu faire leur shift, cette semaine. Qui remplace, dans ce cas? Je me ramasse avec pas mal plus d'heures que prévu et ça fait immensément mon bonheur. Surtout à mon petit portefeuille. Un air conditionné dans l'appartement, ça ne ferait pas de tord du tout, avec la canicule qui s'abat sur Montréal. Qui plus est, je ne suis pas en formation, ce qui fait que j'ai maintenant mon vrai uniforme de cosméticienne. Et je crois que je me débrouille plutôt bien! J'aime beaucoup conseiller les gens et tenter de les aider. La peau est un domaine fascinant et je suis bien contente d'être payée pour en apprendre sur le sujet!

Je me tiens donc occupée à l'air conditionné au Jean Coutu, ce qui n'est pas un luxe cette semaine. Quand je ne travaille pas, je profite du beau temps pour aller prendre un peu de soleil. Il y a un petit parc pas très loin de chez et j'aime beaucoup m'y rendre. Par contre, je déteste les gens qui viennent me parler durant la lecture. Je n'ai rien contre les gens qui viennent me parler, mais bien souvent, je me doute que les intentions peuvent être mauvaises. À moins de chercher leur chemin, j'essaie d'éviter de me faire des amis (surtout que ce sont souvent des hommes, plus vieux que moi...) J'aime mieux y aller accompagnée et, ces derniers temps, j'ai réussi à passer beaucoup de temps avec des copines à moi. Y a-t-il quelque chose de mieux qu'une journée à relaxer au soleil avec des amies à jaser des hommes?

Les jours passent lentement, mais sûrement. Le stage de Chéri se confirme de plus en plus. J'ai si hâte à cette fin de semaine. Je tente de remplir mes journées le plus possible afin de ne pas trop y penser. Je m'occupe de mon petit appartement. Je m'occupe aussi de ma carrière journalistique (hahaha, je trouve ça vraiment très drôle d'écrire ça). En fait, j'ai continué à parler de mon reportage et plusieurs radios de la Gaspésie sont intéressées à le diffuser. Je suis vraiment fière de tout cela. De plus, la ministre des Communications, Christine St-Pierre, est justement en visite en Gaspésie, cette semaine, pour sonder l'information régionale. N'y a-t-il pas meilleure coïncidence? Bref, une belle expérience pour moi, qui va probablement briller sur mon curriculum vitae.

By the way, merci pour vos commentaires. Ça me touche vraiment de savoir que vous aimez ce que j'écris. J'aime beaucoup aussi savoir que je ne suis pas trop fatigante avec ma belle histoire d'amour ;) Merci de partager vos vies avec la mienne, ça me fait chaud au coeur et je l'apprécie énormément.


J.

lundi 24 mai 2010

12 juin...

Le 12 juin, votre supplice s'achèvera. Le 12 juin, dans 19 petits dodos, j'arrêterai de me plaindre. J'arrêterai de me plaindre de la distance. J'arrêterai de me plaindre de l'ennui. J'arrêterai de me plaindre des journées longues sans rien à faire. Parce que le 12 juin, c'est confirmé, Chéri sera à Montréal dans la soirée. Après 1 année complète à distance, qui se clôture avec 7 semaines chacun au bout de la province, il vient finalement habiter avec moi.

Dire que j'ai commencé ce blogue juste avant de le rencontrer, quelques jours avant. Mon premier billet (qui n'existe plus, suite à un radical besoin de tout supprimer et de recommencer) parlait de ma fierté d'être célibataire. Je me disais jeune, brunette et célibataire. J'avais renoncé. Renoncé à trouver un homme, parce que de toute façon, je n'arrivais jamais à rien. J'avais 18 ans, je n'avais jamais eu de véritable amoureux et je m'accrochais encore à des rêves puérils d'adolescente. J'avais donc décidé une chose: accepter ma situation...et en profiter!

Ça durer à peine une semaine. Dans un méga-party qui a eu lieu au début du mois de mai 2008 à Gaspé, je l'ai rencontré, lui. Dès lors, je flottais sur un petit nuage. Nous n'avons pas été officiellement ensemble avant le mois de septembre, puisque je passais l'été à l'étranger (en Nouvelle-Écosse, pour apprendre l'anglais.) Il m'a promis de m'écrire tous les jours. Il l'a fait. Il m'a promis de venir me voir quand il le pouvait. Il l'a fait. Il m'a promis de ne pas m'oublier. Il l'a fait. Je lui avais demandé de ne pas m'attendre, puisque je ne voulais pas qu'il passe par-dessus des expériences. Il ne m'a pas écoutée. Heureusement. Nous avons donc passé une année scolaire ensemble à Gaspé. Ensuite, déchirant départ (les billets écrits durant ce temps-là étaient vraiment tristes...), il est parti à Val-d'Or alors que je passais l'été en Gaspésie. On venait de se dire au revoir. On savait qu'on ne se reverrait que quelques fois. Comme de fait, 4 jours durant l'été, c'est peu. Mais on a surmonté l'été. Puis l'automne, alors que je suis partie pour Montréal, lui continuant ses cours à Gaspé. Et finalement l'hiver, un peu de répit, à se voir les fins de semaine. Lui à Bromont, moi à Montréal.

Finalement, le dernier bout de chemin, il est présentement. 7 semaines Gaspé/Montréal, sans possibilité de se voir, sauf sur Skype. 7 semaines qui se termineront par son arrivée, définitive, à Montréal. Il habitera avec mon coloc et moi. Mon été 2008, c'était la tristesse de ne pas avoir plus de temps pour le connaître davantage avant de partir. Et la peur d'être oubliée. Mon été 2009, c'était le déchirement de le regarder partir pour l'inconnu, ne sachant pas quand je pourrais le revoir. La peur que tout change. Mon été 2010, c'est la peine d'être si loin, si seule. Mais, croyez-moi, l'été 2011, lui, il sera magique.

Et le 12 juin, promis, j'arrête de vous en parler! :)

J.

dimanche 23 mai 2010

Votre chance

Ce matin, en me levant, j'ai réalisé une chose. Une toute petite chose pourtant si évidente. Je dois retourner chez moi cet été. Pas pour y travailler, pas pour y habiter. J'adore mes parents du fond de mon coeur, mais je ne serais plus capable de vivre avec eux 24/7. J'ai ma vie maintenant, mon appartement, mes factures, mon emploi, etc. Or, je dois y retourner, si ce n'est que pour me ressourcer. Au départ, je ne pensais pas pouvoir y aller avant plusieurs mois. Je me donnais comme objectif d'y retourner cette année. Cependant, quand je vois le soleil qui fait rougir Montréal et que je sais que la température est la même dans ma belle Gaspésie, je ne peux m'empêcher de m'imaginer, marchant dans le sable chaud et admirant la Baie.

Au départ, je ne voulais pas y retourner pour une question monétaire. Avez-vous déjà vu les prix de billets d'autobus ou de train pour la Gaspésie? Aucun sens. Et je ne parle pas des billets d'avion (qui sont plus dispendieux que des billets Montréal/Paris, par ailleurs). On ne s'en sauve jamais en bas de 150$ (parce que, Dieu merci, je suis encore étudiante). Et puisque j'ai assez donné dans l'autobus voyageur (finito l'autobus pour moi, c'est clair, net et précis, et ce, depuis ma dernière mi-session où j'ai dormi en tout et pour tout un joyeux 30 minutes), je songe à y aller en train (un peu plus dispendieux, mais au moins, on peut aller faire des marches ou s'assoir dans le dôme). Mais y aller en train, ça veut aussi dire, y aller selon les horaires de trains disponibles. Puisque, évidemment, le train de passe pas tous les jours (encore heureux qu'il passe tout court - après toutes les difficultés traversées pour sauver ce train). Évidemment, si j'avais une voiture, tout serait réglé. Je partirais, fenêtres baissées, Taylor Swift dans le tapis, je suivrais l'autoroute 40 jusqu'à ce qu'elle devienne l'autoroute 20. Ensuite, directement Québec/Rivière-du-Loup. À Cacouna, je quitterais l'autoroute (parce qu'elle se termine là) pour suivre la 132. Je prendrais la p'tite 20 derrière Rimouski pour ne pas entrer dans la ville. À Mont-Joli, direction Percé au rond point. Je traverserais la Vallée de la Matapédia le coeur léger, heureuse de revenir chez moi. Mon cellulaire perdrait le signal quelques fois. Et je déboucherais finalement sur ma chère Baie-des-Chaleurs.

Mais je n'ai pas de voiture, pour la simple et bonne raison que je ne pourrais pas conduire à Montréal. Impossible. Je serais trop stressée et je causerais plusieurs accidents, je le sais. Conduire sur l'autoroute, pas de problème, y a-t-il quelque chose de plus simple? Mais, dans le trafic, sur la rue Sherbrooke ou whatever, non merci. Chéri le fait, plutôt bien, devrais-je même souligner, pour un petit gars qui a appris à conduire dans les chemins de terre pas loin de sa maison. Mais, Chéri est toujours en Gaspésie et Chéri possède une voiture manuelle, ce que je n'ai jamais réussi à conduire (je l'avoue, j'ai plus ou moins essayé).

Tout ce charmant billet pour vous dire que, si vous habitez dans un coin de pays que vous aimez, si vous pouvez voir votre famille relativement souvent (ce qui signifie ici: plus de 2 à 3 fois par année), si vous êtes libres d'aller ou vous voulez quand vous le voulez (parce que moi, je fonctionne avec le métro (ark) et l'autobus (ark ark) et surtout, surtout, surtout, si vous avez la chance d'être en Gaspésie, de grâce, soyez heureux et profitez-en! Je donnerais tout ce que je possède pour pouvoir le faire.

jeudi 20 mai 2010

Good things happen to good people

Il y a de ces journées où l'on dirait que la chance vous sourit. Il y a de ces journées où le soleil nous grille la peau et l'on se sent bien. Il y a de ces journées où l'on trouve enfin que la vie nous rend un peu de ce qu'on mérite. Il y a de ces journées remplies de surprises. J'aime ce genre de journée. Je vous explique.

Pour mon cours de production radiophonique, j'ai réalisé un reportage. Un reportage sur un sujet qui me touche énormément: la "montréalisation" de l'information. J'ai réalisé ce reportage-là pour moi-même, d'abord. Pour me prouver que j'avais raison. J'ai fait un vox-pop et j'ai posé des questions assez simples à plusieurs étudiants en communication. Dans mon reportage, je fais ressortir le fait que la grande majorité d'entre eux ne connaissaient pas les réponses. Je conclus en disant que c'est la "montréalisation" de l'information qui rend la population québécoise ignorante à propos des régions plus éloignées de la métropole et que c'est aussi ce phénomène qui encourage les stéréotypes.

J'ai eu d'excellents commentaires de mes proches sur ce travail. J'étais quand même plutôt fière du résultat. J'ai donc décidé de contacter des radios gaspésiennes, je voulais que mon reportage soit diffusé. Finalement, aujourd'hui, j'étais en direct à l'émission du midi pour donner une entrevue et expliquer mon reportage. Je le suis également mercredi prochain dans une autre station de radio gaspésienne!!! J'étais vraiment contente d'avoir la chance de défendre mes intérêts et montrer à la région que même si je suis partie, je n'ai pas oublié d'où je viens. Ce fut une belle expérience et ça se glisse assez bien dans un C.V. de future journaliste que j'aspire peut-être à être. Journaliste ou spécialiste des médias régionaux. Je sais que je veux parler des régions. Pourquoi est-ce que j'essayerais de faire autre chose? Il me semble qu'il y a amplement de journalistes pour faire "autre chose" (lire ici: rien).

Également, puisqu'une bonne nouvelle ne vient pas seule, Chéri était lui aussi en entrevue aujourd'hui, pour un stage estival! Il a d'excellentes chances! En fait, il lui suffit de présenter des références et la job est à lui. Yes! Plus il a de chances d'avoir un stage, plus tôt il arrivera à Montréal. Il devrait y être à la mi-juin. Les dodos disparaissent lentement. L'été approche de plus en plus. Le moral est meilleur. L'appétit revient lentement. Enfin. J'ai l'impression de sortir d'une espèce de torpeur dans laquelle je m'étais volontairement plongée. Ce qui est totalement à l'opposer de mon caractère! C'est sûrement le beau temps qui me fait du bien.


J.

lundi 17 mai 2010

Ce matin-là.

C'était un matin très doux lorsqu'elle ouvrit ses yeux. Lentement, elle s'étira. Elle aimait bien rester un peu au lit après son réveil. Ils l'avaient fait tellement souvent que l'habitude était restée, même après son départ. Elle huma les couvertures, elles sentaient encore lui. Elle enfouie sa tête sous l'oreiller et soupira. Elle n'aimait pas ses matins, même si elle tentait de se convaincre qu'il ne reviendrait plus. Elle sentait ses paupières encore un peu lourdes. Le soleil filtrait lentement à travers les rideaux pour caresser sa peau. Finalement, elle mit un pied hors des couvertures. L'air froid lui frôla la cheville et elle frissonna. Elle aimait ses matins, quand tout était tranquille, tout était silencieux. Elle tendit l'oreille, mais elle n'entendait que l'écho du silence. Doucement, elle s'extirpa de son petit cocon. Elle aimait dormir nue. Or, la nuit dernière, elle était si fatiguée qu'elle avait à peine pris le temps d'enlever ses vêtements. Elle était donc en soutien-gorge et petite culotte. Son pied toucha le sol et elle eut un mouvement de recul. Le carrelage était si froid sous ses pieds qu'elle enfila des pantoufles. Elle eut un petit sourire en imaginant la réaction qu'il aurait eu en la voyant ainsi, pantoufles aux pieds, à peine habillée. Il aurait probablement rit et l'aurait trouvé belle. Elle secoua la tête pour chasser se souvenir et son sourire s'évapora. Il n'était plus là. Pour la trouver belle, même quand elle avait l'air ridicule. Il n'était plus là, pour préparer le café avant qu'elle se lève le matin. Il n'était plus là, pour venir la réveiller avec un bisou dans le cou. Il n'était plus là, pour lui faire ses oeufs pour le déjeuner. Il n'était plus là pour rien du tout. Et il lui manquait cruellement.

(des fois, j'ai des boost d'écriture, fallait que j'en partage un.)